![]() |
EditorialClaude-Alain Pfenniger A en croire une étude réalisée avec la collaboration de 1000 adolescents de 27 pays européens, l'état d'esprit qui règne parmi la jeunesse de ce continent n'a rien de réjouissant1. Apathie, inertie, pessimisme sont les traits dominants de ce groupe d'âge. L'auteur de cette investigation explique ce climat par la gravité des problèmes internationaux, par les dures réalités de la récession. Dans cette conjoncture chaotique, beaucoup de jeunes (surtout dans le nord de l'Europe) s'enferment dans une résignation plus ou moins morose, convaincus de leur impuissance à changer le monde. Or, parmi les facteurs de démoralisation les plus évidents, toujours selon cette étude, figurent le risque d'attraper le sida et l'insécurité provoquée par le chamboulement de la famille traditionnelle. Pour échapper à la déprime, la majorité des jeunes se réfugient dans les plaisirs faciles et dans le matérialisme; quelques-uns s'efforcent, tant bien que mal, de recréer un cercle familial et social de type traditionnel. Mais comment les jeunes pourraient-ils reconstruire le monde, et des
familles solides, unies, heureuses, s'ils doivent s'inspirer des modèles
désagrégés qu'ils ont sous les yeux? Dans le domaine
du mariage, qui sera le thème central de ce numéro de Promesses,
un adolescent des années 90 ne peut guère se sentir enclin
à l'optimisme. En effet, voici ce qu'il aura compris en observant
le monde adulte: Avant de percevoir clairement le modèle d'un mariage réussi, d'une famille heureuse, d'une relation exclusive et durable, le jeune d'aujourd'hui aura eu vent de ratages en tous genres, Et comme s'il fallait le vacciner contre tout vestige de romantisme, on continuera de lui répéter que ce qui compte, c'est le «safe sex» (qui finit quand même par tuer); que les mariages d'homosexuels sont très honorables; que l'avortement, malgré ses millions de sacrifiés, est une mesure d'hygiène personnelle bien légitime; que la fécondation artificielle permettra d'avoir l'enfant de son choix, sans conjoint, mais à condition de trouver une grand-mère porteuse bien disposée, etc. Dès lors, ne nous appartient-il pas à nous les chrétiens, de clamer haut et fort - en vivant ce que nous prêchons - qu'il est grand temps de revenir à la conception biblique du mariage, parce qu'elle est bonne, sûre et entièrement profitable à ceux qui font confiance à Dieu? Que cette édition de notre revue, consacrée à la préparation au mariage, contribue donc à remettre à l'honneur le mariage tel que le Créateur l'a institué. Et que la Parole de Dieu puisse faire pièce aux menées de l'Ennemi du genre humain, le Diable, qui s'acharne à souiller, à corrompre et à détruire les relations normales entre homme et femme, tout comme il cherche à nous tenir éloignés de notre seul Sauveur et Seigneur. Dans le domaine du mariage comme dans tous les autres, que notre lecteur prenne très à coeur cette recommandation du Père de toute vie: Celui qui craint l'Eternel possède un appuiferme, et ses enfants ont un refuge auprès de lui. La crainte de l'Eternel est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort. Pr 14.26,27 C.-A.P.
1 The European, «The young hedonists and hermits of Europe», article
de Julie Read, numéro 1-7 avril 94. |
|
|||
|
||||
| [Accueil] [La Bible] [Espace Lecteurs] [Catalogue Exhaustif] [Recherche Avancée] | ||||