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EDITORIAL
ENTRE PLURALISME OCCIDENTAL ET
RADICALISME MUSULMAN :
QUELLE PLACE POUR LE CHRÉTIEN?
Henri LÜSCHER
Face aux événements graves au Proche- Orient, où
Israéliens et Palestiniens s’affrontent dans un conflit sans
merci, les informations de tout bord incitent constamment le «spectateur»
à des dérives émotionnelles incontrôlables.
Le chrétien est appelé à faire preuve de discernement,
sans se laisser entraîner dans les divers courants d’idées
ou d’opinions forgés par les massmédias. Disons-le
aussi, nous sommes consternés devant tant de violence, de morts
et de souffrances dans cette région. Les risques d’embrasement
d’une grande partie du monde sont réels (Zach 12.2-3).
Il est vrai que nous allons rapidement au devant d’une mondialisation
inquiétante qui touche tous les domaines, et il faudrait être
aveugle pour ne pas percevoir la préparation du règne de
l’Antichrist dans la montée de divers phénomènes:
abandon de la foi, fraternisation des diverses religions, recherche de
la paix mondiale, mépris de l’Ecriture.
La Bible nous avertit clairement de ce qu’il adviendra des hommes
sans Dieu, d’une société qui l’a évacué.
Nous ne sommes donc pas surpris de ce qui se passe actuellement. La patience
de Dieu aura une fin. Mais présentement, nous vivons encore dans
le temps de la grâce, et Dieu nous gratifie jour après jour
de tant de bonté pour que nous consacrions nos vies entièrement
au Seigneur, en avertissant les hommes du jugement à venir et en
leur apportant l’Evangile (2 Pi 3.9).
La montée de l’islam, la peur en Occident du fondamentalisme
islamique, et de tout fondamentalisme radical (encore faudrait-il définir
ce terme), le pluralisme religieux, la mondialisation, posent problème.
Pour tenter de le cerner, nous aimerions, par des séries d’articles,
informer nos lecteurs des temps que nous vivons, des courants et des croyances
rencontrés dans notre société. Déjà,
la publication des deux articles sur le postmodernisme (no 140
et 141) nous aide à comprendre le monde dans lequel nous vivons
et à réfléchir sur de nouvelles approches quant à
la manière d’offrir l’Evangile à nos contemporains.
Répondant à un besoin pressant, nous publierons une série
d’articles sur l’islam, si mal connu, dûs à
la plume de Paul Gesche, dont nous apprécions la rigueur et l’équilibre.
Bible en mains, nous apprendrons comment apporter l’Evangile aux
musulmans par une approche amicale plutôt que par une polémique
acerbe qui risque de fermer des portes.
Les deux témoignages parallèles de ce numéro
nous rappellent que Dieu, dans son amour, désire sauver tant les
juifs que les musulmans, et que nous devons apporter l’Evangile
à toutes les nations: proclamer et vivre le Dieu de l’Ecriture,
seul Créateur et unique Dieu et Sauveur. Le texte d’Actes
4.12 est incontournable et inconciliable avec le pluralisme religieux:
«Le salut ne se trouve en aucun autre; car il n’y a sous le
ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions
être sauvés », Jésus-Christ. C’est un
message exclusif mais grandiose et plein d’espérance glorieuse
pour qui l’accepte, et lourd de conséquences éternelles
pour qui le rejette. C’est pour cela que «nous ne pouvons
pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu» (Act 4.20)
à notre prochain, juif, musulman ou autre: le Dieu de la Bible,
Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, le Dieu unique, Un en trois Personnes.
Nous proclamons le Dieu qui s’est incarné en son Fils unique,
Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité
pour notre justification, afin que, par la foi en Lui, nous soyons sauvés
pour l’éternité par l’opération puissante
du Saint-Esprit en nous. Puissions-nous vivre en témoins de sa
justice, de sa miséricorde et de sa compassion!
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