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ETUDE BIBLIQUE
LE PÉCHÉ
Question d’appréciation
ou
contagion mal connue
Bernard COUSYN
Le sens du mot «pécher»
Le mot traduit en français par pécher comporte
l’idée de manquer son but, d’agir sans résultat.
Elle porte même la signification, beaucoup plus abrupte, de «s’être
trompé ».
Littéralement, «j’ai péché» signifie
«je me suis égaré». Par extension, tout ce qui
n’est pas droit: se révolter, commettre l’injustice,
rater une cible, sont autant de facettes du péché.
Le péché et Dieu
Dès le départ de l’humanité, c’est
Dieu qui définit le terme de «péché».
Malgré la création de toutes choses, déclarées
par Dieu «bonnes pour les hommes», et malgré la volonté
de Dieu d’être l’initiateur de leur bonheur, ceux-ci
ne cesseront de s’opposer à ce que Dieu dit et au principe
de vie qui s’y attache!
Schématiquement, nous pouvons concevoir la Bible comme étant
à la fois la pensée de Dieu et l’histoire du rattrapage,
par le Dieu Créateur, du dérapage et de l’immense
gâchis provoqué par l’homme, la créature.
Le salut de l’homme consiste à croire Dieu dans Ses affirmations
et à Lui obéir, selon Sa volonté, non par devoir,
ni avec une idée de profit – ce qui relèverait alors
de l’hypocrisie! - mais par humble soumission à Sa parole
(cf. Rom 14.23; Rom 5.1; Rom 6.17)
Pécheur de toute façon
Les prescriptions originelles de Dieu (cf. Gen 2.16-18; Gen 26.5), l’activité
de la conscience et plus tard, la loi du décalogue sont là
pour révéler les péchés.
La loi de Dieu révèle que nous sommes tous coupables (cf.
Rom 3.19; Rom 7.8,9; Jac 1.14,15; 1 Jean 3.4).
Ainsi, à cause de l’universalité du péché,
nous naissons tous pécheurs et pratiquons tous le péché
(cf. Rom 3.10-12; 3.23; Gen 8.21).
La gravité du péché
De ce qui précède, nous pouvons déduire que le
péché est une offense à Dieu (cf. 2 Sam 12.13). De
plus, le péché est constant dans le cœur de l’homme
(cf. Marc 7.21,22; 1 Jean 1.8-10).
Pourtant, ce qui est héréditaire, ce n’est pas la
culpabilité, mais la corruption de l’être humain!
La solution au péché
Le péché a nécessité une réparation
(cf. Rom 8.3,4; Héb 9.22). Dieu y a pourvu en Christ. Ce qui implique
que le péché suprême, irrémédiable,
consiste à refuser Christ (cf. Jean 3.36; Héb 2.3; Rom 5.18,19;
Rom 1.21).
Encore quelques caractéristiques du péché
Il entraîne une séparation d’avec Dieu (cf. Es 59.1,2).
De toute façon, il met l’homme en conflit direct avec la
sainteté de Dieu (cf. Hab 1.13; Ps 130.3).
Essentiellement, le péché produit un esclavage redoutable
pour l’homme (cf. Rom 6.16,17; Tite 3.3-5).
Au regard de la loi, le péché sera considéré
comme une transgression. Et pour un homme qui vit en autonomie vis-àvis
de la loi, son péché sera pris pour une iniquité
(il sera littéralement tenu pour:«hors-la-loi»).
Ainsi, une vie normale aux yeux de Dieu consiste pour le pécheur,
et même s’il arrive à ce dernier de pécher encore,
à ne plus pratiquer le péché ou s’y complaire.
Conclusion
L’Ecriture nous enseigne combien la question du péché
est importante aux yeux de Dieu: il faut qu’elle soit réglée
devant Lui pour notre salut éternel.
En effet, Dieu avait créé l’homme à son image
et à l’état d’innocence. Mais le péché
a terni et tordu cette image. Il a causé une rupture de communion
complète entre Dieu et l’homme, rupture qui a eu comme résultat
l’inimitié entre eux. Il n’est plus en paix ni avec
Dieu, ni avec lui-même, ni avec son prochain. L’environnement
- toute la création - souffre et soupire à cause du péché,
en attendant sa libération de la servitude de la corruption
(Rom 8.25). L’homme, judiciairement sous la condamnation, est mort
dans ses fautes et ses péchés. Le péché
a entraîné sa double mort: spirituelle et physique. Toute
la race humaine gît dans le péché par imputation du
péché d’Adam (Rom 5.12-21). Il est donc entièrement
corrompu et dépravé, étant dans l’incapacité
de changer quoi que ce soit. Son cœur et ses pensées sont
corrompus, et il est aveugle (Gen 8.21; Ps 51.5; Ecc 7.20; 9.3; Mat 7.18;
Rom 3.9- 23; Eph 2.1-3; 1 Jean 5.19). Mais la grâce de Dieu est
prête à nous combler: Dieu a pourvu à notre salut;
Il a offert Jésus en victime expiatoire pour nos péchés;
Il est ressuscité pour notre justification; Il fait de nous de
nouvelles créatures par la foi en Christ.
Là où le péché s’est amplifié,
la grâce a surabondé (Rom 5.20). Gloire à
Dieu! Suivons donc l’exhortation impérieuse: Ne
livrez pas vos membres au péché… Mais donnez-vous
vous-mêmes à Dieu (Rom 6.13)!
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