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Les ordonnances du SeigneurFlorentin AZIA L’auteur de cet article est de nationalité congolaise. Marié et père de deux enfants, il est chef de travaux à l’Institut Pédagogique National à Kinshasa. Il a fait une thèse de doctorat en rapport avec les enfants de la rue, ce qui lui a permis d’initier une ONG pour ces enfants en situation difficile. Son épouse est médecin, et ils ont tous deux à cœur les enfants de la rue. Florentin AZIA est aussi Ancien de l’Assemblée Evangélique «La Réconciliation» à Kinshasa. Il est le responsable de PROMESSES pour la République Démocratique du Congo. Entouré d’une équipe compétente, il dirige également la salle de lecture PROMESSES établie dans l’immeuble du Centre Biblique de Matonge, à la Place de la Victoire, Kinshasa. Il est aussi le Coordinateur pour Kinshasa des cours bibliques EMMAUS. Notre Seigneur et Sauveur Jésus- Christ nous a laissé deux ordonnances. Il s’agit du Baptême (Mat 28.19) et de la Cène (Luc 22.19-20). Dans cet exposé, nous allons essayer de développer séparément chacune de ces ordonnances. I. Le baptême chrétien Au travers de la Bible, nous retrouvons trois formes principales de
baptême: 1. DéfinitionLe baptême chrétien ou baptême d’eau, est le symbole de notre identification à la mort, l’ensevelissement et la résurrection de Jésus-Christ (Rom 6.1-13). A ce titre, il est un témoignage public de notre appartenance à Christ, partant à l’Eglise. Ceci revient aussi à dire qu’il est une manifestation extérieure de notre foi en Jésus-Christ. 2. Pourquoi le baptême? Il y a plusieurs raisons qui le justifient, à savoir: 3. Sous quelle forme le baptême doit-il être administré? Il est préférable qu’il soit administré par
immersion plutôt que par aspersion. Les raisons bibliques qui justifient
cette approche sont les suivantes: 4. Quand se faire baptiser?Pour répondre à cette question, il serait intéressant de considérer ce qui se passait au temps de l’église primitive. La lecture attentive de la Parole de Dieu témoigne que les premiers chrétiens se faisaient baptiser immédiatement après leur conversion. C’est le cas notamment des Samaritains (Act 8.12), de l’intendant éthiopien (Act 8.34-39), de Paul (Act 9.17-18) et du geôlier de Philippe (Act 16.29-33). Aussi, dans les Ecritures, le verbe croire, qui a ici le sens
de recevoir, accepter Christ, précède toujours
le verbe baptiser. Cela n’est pas dû au hasard: 5. Le baptême sauve-t-il?A la lumière de Marc 16.16, pouvonsnous dire que le baptême d’eau sauve? Seule la foi en Jésus-Christ sauve (Act 4.12; Eph 2.6-8). Mais pour comprendre ce verset, il est prudent de le lire en entier en le situant dans son contexte et par rapport à l’ensemble de toute la Bible. Telle est la règle d’or pour la compréhension et l’interprétation de toute Ordre biblique: un passage clair explique un passage plus obscur. Dans ce cas, la seconde partie du verset donne explicitement la réponse à notre question: le baptême d’eau ne sauve pas. 6. Peut-on baptiser des enfants? Voici quelques malentendus qui poussent certaines personnes à
faire baptiser leur bébé: 7. Pourquoi Jésus s’est-il fait baptiser par Jean-Baptiste lorsque l’on sait que ce baptême concernait les pécheurs?Le baptême de Jean séparait les baptisés de l’état impie du peuple. Jésus-Christ l’a reçu, non parce qu’Il était pécheur et devait se repentir, mais afin de s’identifier avec le reste repentant d’Israël et d’accomplir par là tout ce qui est juste (Mat 3.13-15). 8. Quelle vérité se dégage de Rom 6.4 et Col 3.1-3?Cette question renvoie à l’attitude à tenir après le baptême. Le chrétien baptisé doit désormais marcher en nouveauté de vie! Par le baptême, il confesse publiquement qu’il est mort et enseveli avec Christ quant au péché, et ressuscité avec Lui pour de bonnes œuvres. II. La cène1. OrigineAvant de parler succinctement de l’origine de la cène, il est bon de signaler que la littérature spécialisée use de différents termes pour la désigner. Ainsi, la cène est synonyme de «repas du Seigneur», «fraction du pain», «communion», «cène du Seigneur». «Cène» vient du latin cena, qui signifie repas du soir. On opta pour cette appellation, car cet acte solennel de souvenir fut institué par le Seigneur Jésus-Christ la nuit même où Il fut livré, c’est-à-dire immédiatement après avoir célébré la dernière Pâque avec ses disciples (1 Cor 11.23-26). La Pâque était fêtée en mémoire de l’agneau qui avait été égorgé avant la sortie d’Egypte, agneau par le sang duquel les Israélites avaient été mis à l’abri du jugement de Dieu. Maintenant le moment était venu où le vrai Agneau pascal, Jésus lui-même, devait être mis à mort; où son sang allait être versé pour plusieurs en rémission de leurs péchés (Mat 26.28). 2. Pourquoi la cène?Plusieurs raisons peuvent être évoquées, notamment: - C’est un ordre du Seigneur. Il utilise l’impératif
dans Luc 22.19 (Faites ceci…) pour parler de cette réalité. 3. Quand prendre part à la cène?Cela varie d’une église locale à l’autre, surtout que la Bible ne donne pas de commandement impératif. Act 2.46 parle de chaque jour, tandis que Act 20.7 parle du «jour du Seigneur». En Act 20.7, ils «étaient assemblés à Troas, le premier jour de la semaine, pour rompre le pain». L’ensemble des textes bibliques dans les Actes et les épitres nous autorise à penser que l’on avait l’habitude de prendre la cène chaque premier jour de la semaine - donc chaque dimanche. Dans la plupart des églises africaines, la tendance est de plus en plus de procéder à la cène une fois par mois, pour ne pas la «désacraliser», dit-on. Toutefois, ce qui importe, ce n’est pas la fréquence, mais l’institution – sa pratique – et l’attitude dans laquelle elle se pratique2. 4. Conditions à remplirLa cène reste le moment d’adoration publique par excellence.
Il nécessite le discernement et une attitude de prière.
Celui qui veut participer à la fraction du pain, doit non seulement
réaliser la présence du Seigneur (Mat 18.20; 28.20), mais
aussi remplir certaines conditions: 5. Conséquences et exhortationCelui qui prend indignement la cène du Seigneur ( 1 Cor 11.27-31), peut subir la colère de Dieu à travers des infirmités, des maladies, voire même un décès prématuré. La marche quotidienne avec Dieu est une affaire sérieuse. Le Seigneur nous demande de ne jamais manger du pain et boire de la coupe sans nous éprouver personnellement devant Lui d’abord. Nous sommes donc invités à nous repentir devant le Seigneur de nos fautes ouvertes ou cachées et à nous préparer ainsi à la participation au repas du Seigneur. N’oublions jamais que nous sommes conviés au festin du Roi des rois pour rendre hommage à sa Personne et à son œuvre rédemptrice. Mais, par dessus tout, quel bonheur de se savoir accueilli à sa table, comme le fils prodigue, qui, après s’être repenti, put prendre place au festin de son père! Notes |
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