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Histoire de l'Église
LES CONTROVERSES DOCTRINALES (4)
de 312 à 590 après J.-C.
Scott McCARTY
I. Introduction
Une lecture, même rapide, du N.T. peut nous convaincre qu’une
saine doctrine est essentielle et les premiers chrétiens tenaient à la
Vérité. La doctrine détermine le contenu du salut
et elle influence la conduite quotidienne. Après un calme doctrinal
relatif pendant les trois premiers siècles, le Corps de Christ
a été secoué par des discussions âpres au
sujet du contenu de la doctrine biblique :
1) Comment Christ, le Fils de Dieu, est-il lui-même Dieu (la doctrine
trinitaire), en même temps homme et Dieu (la doctrine de la personne
de Christ) ?
2) Comment distinguer le Père du Fils sans nier la vraie humanité,
ni la vraie divinité absolue du Fils ? Les meilleurs penseurs et théologiens
s’y sont penché pendant 125 années (de 325 à 451).
L’hérésie consiste souvent, au départ, à s’accrocher
avec ténacité à un aspect évident, mais incomplet,
de la vérité biblique. Cet aspect, développé hermétiquement,
est déformé jusqu’à compromettre l’équilibre
de toute la saine doctrine. En relisant cette histoire doctrinale, si
complexe et subtile - où même parfois l’incompréhension
et la violence dominaient - je suis émerveillé par
la manière dont les doctrines du N.T. se sont imposées.
Chaque protagoniste se servait de la Bible pour affirmer « sa vérité ».
Où est La Vérité ? Sans la ténacité de
certains érudits éclairés par le Saint-Esprit quant à l’enseignement
du N.T., le christianisme aurait sombré dans le marasme hérétique
: les vérités concernant le Christ, la rédemption,
le salut par la grâce, la vie éternelle auraient été irrémédiablement
perdues. Nous devons remercier Dieu pour le contrôle qu’il
a exercé sur l’élaboration de la doctrine dans cette
période.
L’orthodoxie a été définie par les
travaux exténuants des quatre premiers Conciles, appelés « œcuméniques » (=
généraux), où étaient représentés
les chrétiens de tout l’Empire, et tenus sous les auspices
des empereurs romains (!) : les conciles de Nicée (325), de Constantinople
(381), d’Éphèse (431) et de Chalcédoine (451).
Seul un survol en est possible ; mais il vaut la peine de lire les textes
qui y ont été élaborés pour saisir pourquoi
ils ont tenu à l’orthodoxie doctrinale, comme nous le faisons
aujourd’hui.
II. Les Quatre Conciles.
A. Le Concile de Nicée (325)
Arius, ancien d’une église d’Alexandrie
en Egypte, veut à tout prix sauvegarder les privilèges
du Père au sein de la Trinité, car Lui seul est éternel,
souverain, incréé, selon Arius. Il affirme : puisque le
Fils de Dieu a été créé par la volonté et
la puissance du Père, il n’est donc pas de la même « substance » que
le Père. Donc, Christ est une créature qui s’est
développée humainement avec ses propres faiblesses ; il
n’est pas Divin, car seulement similaire au Père,
mais différent de lui, quant à sa nature. Le Logos (le
Fils de Dieu) remplace l’âme humaine de Jésus ; le
Logos habite le corps de Christ, mais il a soigneusement évité de
s’identifier avec la nature humaine complète. Le Fils est
subordonné dans sa nature au Père.
Cet enseignement hérétique plaît beaucoup aux ex-païens « convertis » (
?), parce qu’il ressemble au gnosticisme qui affirme que Dieu (=le
Père) règne seul entouré d’êtres moins
importants mais au service de Dieu vis-à-vis des humains. Même
les vrais convertis ont de la difficulté pour comprendre que le
Logos ( la Parole, Jean 1.1) existe éternellement en tant que
l’égal du Père ! Les vues d’Arius étaient
très populaires, parce que sa prédication était
prisée, et il savait gérer les relations publiques ! Il
a écrit des chansons appréciées qui véhiculaient
ses erreurs ! Les idées de « La Tour de Garde » (Témoins
de Jéhovah) sont un type d’arianisme moderne.
Après bien des débats « animés », le
Concile réuni à Nicée (Iznik, Turquie), adopte
le Credo suivant :
« Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, Créateur
de tous les êtres visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière,
vrai Dieu de vrai Dieu, engendré non pas créé,
consubstantiel au Père, par qui tout a été fait,
ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre, qui à cause
de nous les hommes et à cause de notre salut est descendu et
s'est incarné, s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le
troisième jour, est monté au ciel, viendra juger les
vivants et les morts ; et en l'Esprit Saint.
Ceux qui disent : "Il était un temps où il n'était
pas" et : "Avant d'avoir été engendré,
il n'était pas" et qu'il est devenu à partir de
ce qui n'était pas, ou d'une autre hypostase ou substance, ou
qui affirment que le Fils de Dieu est susceptible de changement ou
d'altération, ceux-là l'Église catholique et apostolique
les anathémise. »
Le Corps de Christ avait toujours cru en la Trinité, laquelle
est biblique, et l’a confessée dans la formule trinitaire
(Mat 28.19). Le Fils est entièrement Dieu existant éternellement
en la même « substance » que le Père et l’Esprit,
car Dieu est UN, présent en trois révélations personnelles
- Père, Fils, et Saint-Esprit - , tous égaux en la même
essence et en actions. Dieu est Un en Trois et Trois en UN. Il n’existe
ni trois dieux ni un Dieu divisé en trois tiers. Toute connaissance
biblique du Père est acquise en Christ par l’Esprit-Saint.
Notre salut dépend de la connaissance du vrai Dieu trinitaire
révélé dans le N.T. «La Définition» de
Nicée fut la norme pour toutes les autres définitions
conciliaires futures.
B. Le Concile de Constantinople (381)
Qui est Jésus-Christ ? Tous les chrétiens n’avaient
pas la même conviction !
Appollinarius, un pasteur de Laodicée (en Turquie actuelle),
nie que Christ possède un esprit humain. Il affirme : Christ a été dépossédé de
son esprit par le divin Logos, ce dernier étant un homme céleste
préexistant ! Il est impossible que deux natures, divines et humaines
cohabitent en une seule personne, donc Christ n’est ni entièrement
Dieu, ni entièrement homme, mais une combinaison des deux. (Appollinarius
voulait pour résoudre ce dilemme que Christ sauve des hommes,
et pour cela Christ n’ait eu qu’une seule nature, la humaine,
selon lui ).
Après délibération, le Concile a publié le Credo suivant
:
« Nous croyons en un Dieu, Père tout?puissant, créateur
du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles
; et en un Seigneur Jésus?Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du
Père avant tous les siècles, lumière de lumière,
vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel
(?µ???s??? (homoousios) au Père, par qui tout a été fait,
qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux,
par le Saint Esprit s'est incarné de la Vierge Marie, et s'est
fait homme ; il a été crucifié pour nous sous
Ponce Pilate, a souffert, a été enseveli, est ressuscité le
troisième jour, selon les Écritures, est monté aux
cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra
en gloire juger les, vivants et les morts ; son règne n'aura
pas de fin ; et en l'Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie, qui procède
du Père, qui avec le Père et le Fils est conjointement
adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes,
et en une Église sainte, catholique{= universelle}, et apostolique.
Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés.
Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.
Amen. »
Il est évident que l’évangélique ne peut
accepter l’avant-dernière phrase de ce « symbole ».
Elle n’est pas biblique : le pardon des péchés vient
par la repentance du péché et par la foi en Christ, et
non par le baptême d’eau.
Ce Concile affirme
1) l’unité de la Trinité,
2) la pleine divinité de Christ,
3) la nature humaine complète, mais sans péché, de Christ
permettant ainsi à Jésus-Christ de racheter le corps-l’âme-l’esprit
de l’individu,
4) la divinité et l’égalité du Saint-Esprit.
Le problème de la relation entre la nature divine et la nature
humaine en Christ n’y est pas totalement solutionné, mais
l’Église va dans la bonne direction : Dieu a été manifesté en
chair. Ce concile réaffirme, puis élargit le « Symbole
de Nicée ».
C. Le Concile d’Éphèse (431)
La bataille pour l’orthodoxie doctrinale biblique continue entre
381 et 431. Le sommet, sur le plan de l’explication théologico-biblique
dans certains domaines importants, y est atteint à Éphèse.
Nestorius, prédicateur fameux et grand évêque à Constantinople,
s’est opposé hardiment à l’emploi populaire
de « Marie, Mère de Dieu », dans le culte des églises.
Combien il avait raison de le faire ! Or, en condamnant cette appellation,
il employait des mots qui faisaient croire que Christ était composé de
deux personnes ! Il ne nie pas la divinité de Christ, mais en
accentuant tellement la réalité et l’intégrité de
son humanité, il parle d’une « conjonction » morale
ou d’une fonte de deux volontés plutôt qu’une
union essentielle des deux natures. Il refuse de reconnaître
la participation de la nature divine dans les actes et les souffrances
de l’homme Jésus. Il considère Jésus-Christ
comme un composite de deux personnes distinctes, divine et humaine ;
selon lui, Jésus-Christ a eu deux personnalités distinctes.
Dieu résidait en l’homme Jésus ; Jésus n’a été que
le « véhicule » qui portait le passager Dieu. Jésus
et Dieu (le Père) sont de très bons amis ! Cette conception
met en danger l’unité théanthropique (Dieu-homme)
de la personne et de l’œuvre de Christ. De plus l’œuvre
de la rédemption est affaiblie, compromise.
Nestorius est condamné par le Concile d’Éphèse.
Ce concile affirma sa foi en la « Définition » de
Nicée, mais fait étrange, il n’a promulgué ni « définition=symbole »,
ni canons doctrinaux. Le concile exprima sa pensée positivement
en approuvant solennellement une lettre écrite par l’imminent
théologien d’Alexandrie, Cyrille. En voici l’explication
essentielle :
La nature divine du Verbe n’a subi aucun changement en S’incarnant,
car Il S’est uni selon l’hypostase (« l’être
réel », cf., Héb 1.3) une chair (sans péché),
animée d’une âme raisonnable, par laquelle Il est
appelé Fils de l’homme. Les deux natures différentes
ont fait une unité véritable, un seul Christ et un seul
Fils. La différence des natures n’a pas été supprimée
par l’union. On croit en un seul Christ, le Seigneur, donc nous
n’adorons pas un homme avec le Verbe ; nous adorons un seul et
même Christ. Refuser l’union selon l’hypostase serait
dire qu’il existait deux fils, deux personnes. L’Ecriture
ne dit pas que le Logos S’est uni à l’apparence
(prosopon) d’un homme, mais qu’Il S’est fait chair.
Une seule personne donc (Jésus-Christ, Dieu-homme) est morte
et ressuscitée.
Le Christ est Dieu et homme, une seule personne en deux natures,
divine et humaine (sans péché). Malheureusement,
le terme « Marie, Mère de Dieu » y est reproduit
; le faux terme signifie que Marie a créé Dieu ! Marie
est seulement « la mère du Seigneur » (cf. Jean
2.1 ; Act 1.14).
Nestorius est exilé par l’Empereur en 431 et meurt en 439.
Le Nestorianisme est éradiqué assez rapidement dans l’Empire,
mais il se perpétue parmi les chrétiens en Iran, se répandant
jusqu’aux Indes et en Chine au 7ème siècle ! Cette
conception de Christ existe aujourd’hui en Arménie, en Iraq
(sous le nom de « chaldéen » ; le Premier Ministre
actuel (Tariq Aziz) du dictateur Saddam Hussein est un « chaldéen » !).
Malheureusement Mahomet a reçu sa connaissance, très imparfaite,
au sujet de Christ d’un moine nestorien ! D’ailleurs, l’Islam
a protégé et a permis la propagation de nestorianisme pendant
des siècles !
D. Le Concile de Chalcédoine (451)
L’enseignement d’Éphèse n’a pas tout
réglé : Après la mort de Cyrille en 444, certains
théologiens d’Alexandrie propagent l’hérésie
du « monophysisme » (= une seule nature, la Divine, en Christ
) afin de contrer la vérité des deux natures élaborée
20 années plus tôt à Ephèse. En Christ, selon
eux, il n’y a qu’une nature, l’humaine absorbée
par la divine. Ainsi, le Logos, Christ, possède les attributs
humains sans avoir eu la nature humaine, car la nature humaine de Jésus
est assimilée et divinisée par la Parole (Jean 1.1). Ainsi,
le corps de Christ est rendu divin et incorruptible !
La réaction ne tarde pas à venir pour combattre l’hérésie
qui supprime la vraie humanité de Jésus-Christ. Si Christ
n’est pas réellement humain mais sans péché,
Ses souffrances, Sa Mort et Sa résurrection n’ont plus de
valeur réelle. Le Concile de Chalcédoine définit
théologiquement en peu de mots la relation entre l’humain
et le divin en Jésus-Christ :
" Suivant donc les saints Pères, nous enseignons tous
unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur
Jésus-Christ, le même parfait en divinité, et le
même parfait en humanité, le même vraiment Dieu
et vraiment homme (composé) d'une âme raisonnable et d'un
corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le
même consubstantiel à nous selon l'humanité, en
tout semblable à nous sauf le péché, avant les
siècles engendré du Père selon la divinité,
et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et
pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité,
un seul même Christ, Fils du Seigneur, l'unique engendré,
reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division
et sans séparation, la différence des deux natures n'étant
nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de
l'une et l'autre nature étant bien plutôt sauvegardée
et concourant à une seule personne et une seul hypostase, un
Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais en
un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur
Jésus-Christ".
Jésus-Christ est parfaitement Dieu et homme, étant de
la même substance que le Père et de la même substance
que l’homme, sans péché. Ces deux natures, divine
et humaine, sont unies sans être mélangées ni transformées
ni divisées ni séparées. L’erreur, « Marie,
Mère de Dieu » est encore incluse !
Le Symbole de Chalcédoine crée immédiatement
une énorme division dans la chrétienté qui dure
jusqu’au 21ème siècle ! Les « chrétiens » d’Égypte
(coptes), d’Éthiopie, ceux de Syrie (2 groupes), et d’Arménie
n’ont pas accepté « Chalcédoine »,
car ils voulaient rester monophysites (une seule nature). Sont-ils
sauvés selon le N.T. ? Dieu est seul juge, mais il me paraît
logique de croire qu’il faudrait le « bon » Sauveur
biblique pour être sauvé.
III. Un Résumé.
Les grandes branches du protestantisme évangélique apprécient
ces 4 Conciles pour leurs formulations de la vérité biblique
touchant à toute la personne de Jésus-Christ :
1) Le Credo de Nicée (325) a été rédigé afin
de réfuter la prétention arienne que le Fils de Dieu aurait
seulement été le sommet de la création de Dieu,
et donc, différent en tout aspect du Père. Le Credo affirme
l’unité de Dieu en insistant que Christ est de la même « substance » que
le Père et éternel comme lui. Le Saint Esprit, lui aussi,
est Dieu au même titre.
2) Le Credo de Constantinople (381) est calé sur celui de Nicée,
mais avec des additions très importantes ; les historiens les regroupent
jusqu’à appeler celui de Constantinople (plus complet) « le
Credo de Nicée » (le premier et le plus connu) !
3) Le Credo d’Éphèse (431) déclare que
les deux natures, divine et humaine, sont distinctes, chacune ayant ses propres
caractéristiques, quoique unies en une seule personne, Jésus-Christ.
4) Le Credo de Chalcédoine (451) atteste que Christ, quant à sa
divinité, est consubstantiel avec le Père et consubstantiel avec
l’humanité dans son humanité parfaite ; de plus la divinité et
l’humanité de Christ existent ensemble sans mélange, ni
changement, ni division, ni séparation.
IV. La Conclusion
Des credos bibliques, et parfois d’autres, ont toujours eu des
fonctions multiples :
- L’emploi dans le contexte baptismal (Matt 28.19 ; Act 8.37 ).
- Un rôle de bases pour l’instruction dans les essentiels de la
FOI biblique et chrétienne. Leur concision aide les convertis à les
mémoriser (Rom 1.4 ; 10.9-11 ; 1 Cor 15.3-4 ; Phil 2.6-11 ; 2 Cor 13.13
; 1 Tim 3.16 ; etc.).
- Un rôle pour encadrer la bonne doctrine afin de contrer les hérésies.
- Leur place dans le culte, des siècles suivants, à la fin de
la lecture des Ecritures où tous pouvaient confirmer leur attachement à la
FOI biblique (toutes les doctrines qui font du christianisme ce qu’il
est). Le seul danger ici serait la répétition mécanique
pour les convertis et de la possibilité de tromper des perdus assistant
au culte de se croire convertis si facilement en ne répétant
que des mots!
- Le danger de composer un credo se révèle parfois dans sa rigidité formelle,
complexe, et abstraite, car il peut devenir extensible à l’infini.
Pire, les bien intentionnés, mais ignorants, les utilisent pour « filtrer » même
la vérité des Écritures, portant, ainsi, des lunettes
bien colorées pour voir seulement ce que l’on veut voir !
Apprécier le rôle joué dans le passé et l’utilité actuelle
dans le domaine théologique des credos encourage la foi personnelle,
nous protège des erreurs, et nous pousse vers l’étude
plus approfondie de la Bible afin de connaître ses vérités
pour nous-mêmes.
La prochaine grande étude de l’histoire de l’Église
va couvrir la période de 590 à 1517, coupée en plusieurs
mini-périodes à cause de sa richesse, de son enseignement,
et de ses avertissements.
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