La purification du lépreuxLévitique 14, 1-7
Joël Freyche
C'est là un des plus beaux types de l'Ancien Testament. Il n'y
manque rien: le Seigneur Jésus est là, sous trois formes:
le Sacrificateur (Héb. 8, 1), la Victime, l'Oiseau vivant.
Du bain sanglant (Rom. 6) qui se reflétera dans le baptême
par immersion, image de la mort expiatoire, l'oiseau vivant sortira libre,
dans l'azur, comme notre Sauveur de la tombe au matin de Pâques,
et comme le racheté de ce baptême spirituel qui est la nouvelle
naissance (Rom. 6 et 1 Pi. 3, 21).
Le lépreux, c'est-à-dire le pécheur, est ainsi «déclaré»
pur. Il rentrera dans la maison d'Israël, image de l'assemblée
des croyants. Dans sa chair, la lèpre rongeante du péché
est guérie.
Mais là où l'image se complique, c'est par l'intervention
du bois de cèdre, du cramoisi, de l'hysope. Là, un auteur
chrétien suggère que l'hysope, humble arbuste et le cèdre
majestueux symbolisent les deux extrémités de l'a
nature humaine, ce qui est simple, l'hysope, ce qui est grand,
le cèdre. ..Dans notre nature humaine non régénérée,
il y a des choses simples et des choses grandes, facultés, capacités,
intelligence, savoir, habileté. Cependant, tout cela n'aura de
valeur éternelle que submergé dans le sang de l'Agneau (Apoc.
7, 14).
Quant au cramoisi, cette teinture éclatante, produit de l'industrie
la plus avancée de l'antiquité, représente, elle,
la technique, la science, la civilisation sans Christ. Les événements
de l'an 70 nous montrent où tout cela risque d'aboutir, sans
le Prince de la vie: Aux hold-up, à l'instabilité, aux
suicides. ..Un savant, un ingénieur, un intellectuel doivent naître
de nouveau sous le sang de Christ. Alors, ils seront heureux, apaisés,
utiles dans son Royaume.
Tout cet enseignement, donné à l'occasion de la purification
du lépreux, est frappant. Cependant, l'Ecriture le reprend, le
réitère, à l'occasion de la «vache rousse» (Nombre
19, 1-10). Si je dis «le reprend» malgré la place des Nombres qui
succèdent au Lévitique dans l'Ecriture, ce n'est pas par
pure banalité, car ici il y a des «flammes». L'eau sanglante de
Lévitique 14 évoque l'expiation, mais les flammes de la
vache rousse illustrent cette idée «mort avec Christ» (Rom. 6 et
N. T. en général). Le croyant, pour ressusciter avec le
Chef de l'église, doit subir une mort, une mort profonde de tout
son être, mort avec ou sans douleur, d'où il ressortira spirituel,
«mais celui qui veut sauver sa vie» propre «la perdra». C'est la loi du
grain de blé (Jean 12, 24. 25).
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