Une rencontre avec le Maître
Marc 10.17-27
Olivier Favre a fait ses études de théologie à l'Institut Biblique Européen de Lamorlaye ainsi qu'à la Faculté Libre de Théologie Réformée d'Aix-en-Provence. Il a été pasteur de l'Église Réformée Baptiste de Lausanne pendant 14 ans. Depuis juillet 2005, il partage son ministère entre deux petites églises réformées baptistes à Payerne et Neuchâtel. Il est marié et père de trois fils.
Introduction
Les chrétiens évangéliques du début du XXIe
siècle cherchent à toucher leurs contemporains. Un bon exemple
d'évangélisation nous est fourni par la rencontre
entre le Seigneur Jésus-Christ - notre divin modèle
- et le jeune homme riche.1
Dans la rencontre qui précède (Marc 10.13-16), Jésus
nous indique quelles sont les qualifications requises pour entrer dans
le royaume de Dieu. Et c'est par là qu'il nous faut commencer.
I. Les qualifications requises pour entrer dans le royaume de Dieu (v.13-16)
Des gens cherchent à apporter leurs enfants à Jésus
afin qu'il les bénisse, mais les disciples leur font obstacle,
pensant que Jésus a mieux à faire qu'à s'occuper
de nourrissons - négligés par les hommes de l'époque
au profit des réalités spirituelles.
Lorsque Jésus voit cela, il est indigné et blâme
ses disciples (v.14a). Puis il accueille ces enfants, les embrasse et
les bénit en leur imposant les mains (v.16) et enfin il saisit
l'occasion pour indiquer quelles sont les qualifications requises pour
entrer dans le royaume de Dieu. Il déclare : « Quiconque
ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera point.
» (v.15)
Essayez d'imaginer la scène ! Jésus, qui tient peut-être
un nouveau-né dans ses bras, dit : « Regardez ce nouveau-né.
Il est l'exemple même des qualifications qui doivent caractériser
ceux qui entrent dans mon royaume. » Cela surprend les disciples.
Pour eux, seuls les gens respectables sont qualifiés pour accéder
au royaume de Dieu. Mais notre Seigneur bouleverse leur entendement et
le nôtre : ses critères ne sont pas les nôtres.
Que voulait enseigner Jésus au moyen de ce nourrisson ?
- Ce n'est pas la pureté et l'innocence, car les Juifs
n'ont jamais eu une notion naïve et idéaliste de l'enfant
comme nous l'avons aujourd'hui, suite aux ravages accomplis dans les
milieux éducatifs par Rousseau et Piaget. Lisez les Proverbes
et vous constaterez tout de suite qu'ils savaient que, dès sa
naissance, l'enfant est sur la voie de la mort et qu'il doit être
corrigé pour qu'il s'en détourne (Pr 22.15 ; 29.15).
- C'est l'incapacité personnelle et l'humble confiance
de l'enfant qui retiennent l'attention de notre Seigneur. Un nouveau-né
est un être extrêmement vulnérable et dépendant.
Il suffit qu'il soit abandonné pour qu'il meure. Par contre il
s'abandonne sans difficulté, avec confiance et sans réserve
aux bras qui l'accueillent. Et, comme la rencontre avec le jeune homme
riche va le confirmer, ce sont là les qualifications requises
pour entrer dans le royaume de Dieu. Car aussi longtemps que nous pensons
trouver en nous-mêmes les capacités nécessaires
pour y accéder, nous en sommes encore loin.
Après cet épisode quelque peu déconcertant pour
les disciples, Jésus se trouve en face de quelqu'un qui reçoit
enfin leur respect - le jeune homme riche. C'est par cette rencontre
que nous allons découvrir l'évangélisation selon
le Maître.
II. Les atouts du jeune homme riche (v.17-22)
Cet homme était un « chef » nous dit Luc 18.18 ; peut-être
un pharisien ou en tout cas un homme de la classe supérieure. Il
avait une bonne moralité puisqu'il s'était efforcé
de garder tous les commandements de Dieu depuis sa jeunesse (v.20). En
plus de cela, il avait des aspirations religieuses puisqu'il appelle Jésus
« bon maître » et qu'il se préoccupe de la façon
d'obtenir la vie éternelle (v.17b). Pour couronner le tout, il
était très riche car il avait de grands biens (v.22).
À vue humaine, cet homme était un candidat idéal
pour l'évangélisation actuelle. C'était la situation
rêvée ! Imaginons-nous au coin de la rue en train de distribuer
des invitations ou des traités et voilà qu'un homme arrive
et nous dise : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle
? »
Que lui répondrions-nous ? N'aurions-nous pas vite fait
de lui un « chrétien », un « bon » membre
d'église en l'espace de quelques phrases, de quatre lois spirituelles
et d'une prière de consécration ? Mais l'échange
avec notre Seigneur produit un tout autre effet, puisque cet homme si
prometteur à vue humaine « s'assombrit… et s'en alla
tout triste » (v.22). Cette rencontre nous bouscule ; c'est la raison
pour laquelle elle est particulièrement adaptée pour nous
mettre en garde contre une propension à vouloir obtenir des résultats
rapides chez des personnes apparemment bien disposées.
Alors laissons-nous remettre en question par la façon dont notre
divin Maître proclama l'Évangile à ce jeune homme.
III. La proclamation de l'Évangile par Jésus (v.17-21)
A) Son attitude
On pourrait penser que la tristesse du jeune homme riche procède
d'un manque d'amour du Seigneur à son égard, mais il n'en
est rien puisque le v.21 nous dit : « Jésus l'ayant regardé,
l'aima ». Comment est-ce que Pierre - qui a probablement dicté
cet Évangile à Marc - a pu affirmer une telle chose
? C'est parce que l'amour et la compassion du Seigneur pour ce jeune homme
étaient évidents.
Cette observation est capitale : si Jésus adresse un message dur
à entendre à cet homme, un message qui l'amène à
partir tout triste, ce n'est pas par manque d'amour. C'est justement parce
qu'il l'aime qu'il lui parle si clairement. Car l'amour vrai consiste
à dire la vérité à son frère (Éph
4.15), même si elle est dure à entendre.
Un exemple : vos enfants descendent en luge sur une pente enneigée
et vous savez qu'elle se termine par un précipice. Allez-vous
renoncer à les avertir du danger afin de ne pas gâcher leur
plaisir ? Non, par amour vous allez les avertir du danger, au risque de
gâcher leur plaisir.
De même, notre amour pour les perdus doit nous inciter à
leur annoncer l'Évangile dans toute sa clarté, sans masquer
les vérités qui peuvent nous paraître les plus sévères
comme : la nature pécheresse de l'homme, son état de culpabilité
et de perdition éternelle devant Dieu. Ils doivent comprendre dans
quelle situation désespérée ils se trouvent devant
Dieu.
B) Son message
Afin de bien mesurer le poids des paroles du Seigneur, essayez de vous
replacer dans le contexte de cette rencontre. À vue humaine, ce
jeune homme possède de nombreux atouts. Il est religieux, riche,
moral, respectable et il arrive avec une question précise et pertinente
quant à sa destinée éternelle : « Bon maître,
que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »
(v.17)
Que lui auriez-vous répondu ? « Repens-toi de tes péchés
et crois au Seigneur Jésus. » C'est ce qu'on
aurait tendance à dire aujourd'hui.
Pourtant, ce n'est pas ainsi que lui répond notre Seigneur. Pourquoi
? Parce qu'en général une telle phrase ne suffit pas pour
qu'un homme prenne conscience de sa nature profondément pécheresse.
Avant de l'appeler à la repentance et à la foi, Jésus
veut le mettre précisément face à sa culpabilité.
Pour ce faire, il le confronte au caractère de Dieu et à
sa loi.
1. Le caractère de Dieu (v.18)
Comme le jeune homme l'avait appelé « Bon Maître
», Jésus se sert de cette expression pour le faire réfléchir.
Il faut savoir qu'à l'époque les Juifs réservaient
le qualificatif « bon » exclusivement à Dieu. Ainsi,
lorsqu'il répond : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne
n'est bon si ce n'est Dieu seul », Jésus veut faire prendre
conscience à son interlocuteur de la distance infinie qui existe
entre Dieu et l'homme pécheur. Dieu seul est parfaitement bon et
aucun homme, serait-il moral et religieux, ne peut atteindre une bonté
satisfaisante à ses yeux.
Ainsi, par cette première phrase, Jésus se sert d'un attribut
de Dieu, en l'occurrence sa bonté, non pour inciter l'homme à
s'approcher de Dieu, mais pour lui montrer sa culpabilité et sa
misère. Malgré tout ce qu'il a fait, ce jeune homme riche,
n'est pas assez bon pour satisfaire les exigences de Dieu.
C'est là une leçon pour nous. Dans l'évangélisation,
apprenons à faire usage des attributs de Dieu afin d'amener le
pécheur à voir la distance infinie qui le sépare
de son créateur. Notre évangélisation doit commencer
par Dieu et son caractère, c'est ainsi que l'homme est remis à
sa juste place et convaincu de péché.
Paul agit de même à Athènes en confrontant ses auditeurs
païens avec le Dieu tout-puissant, tout autre et autosuffisant (Act
17.24-28).
2. La loi de Dieu (v.19)
Ensuite Jésus place le jeune homme face à la loi de Dieu.
Pourquoi ? Comme le dit l'apôtre Paul, elle est l'instrument établi
par Dieu pour amener l'homme à reconnaître son péché
et sa culpabilité (Rom 3.20). C'est ainsi qu'en une seule phrase,
notre Seigneur cite les six derniers commandements du Décalogue
- ceux qui concernent les devoirs de l'homme envers son prochain.
Et quelle est la réponse du jeune homme à cette liste ?
« Maître, j'ai gardé tout cela dès ma jeunesse
» (v.20). En fait, face à ces commandements énoncés
d'une façon générale, il n'éprouve encore
aucune conviction de péché. C'est pourquoi Jésus
ne s'arrête pas là, mais il applique un des commandements
au problème spécifique de cet homme, celui de l'avarice.
En lui disant : « Va, vends tout ce que tu as, et donne-le aux pauvres
», Jésus met en lumière son péché et
sa culpabilité. Le jeune homme est attaché à ses
richesses, il est matérialiste.
Et ce n'est qu'à partir de ce moment-là que Jésus
adresse au jeune homme riche un appel à la conversion. Car une
réelle conviction de péché précède
toujours une conversion authentique.
Nous comprenons ainsi l'importance capitale de l'utilisation de la loi
de Dieu dans l'évangélisation. Si notre Seigneur l'a employée,
c'est parce qu'elle est l'instrument parfaitement adapté pour conduire
à Christ, comme l'atteste l'apôtre : « Ainsi la loi
a été un précepteur pour nous conduire à Christ,
afin que nous soyons justifiés par la foi » (Gal 3.24). N'essayons
pas d'être plus sages que le Seigneur ! Employer la loi de Dieu
à sa juste place n'est ni moralisateur, ni légaliste, c'est
tout simplement biblique et capital si nous voulons voir de vraies conversions.
Certes, cette façon de faire repoussera peut-être certains,
entraînera sans doute aussi des conversions moins rapides -
nécessitant parfois de longs entretiens avant qu'une conviction
de péché précise naisse - mais elle produira
des fruits durables. Car la Bonne Nouvelle ne consiste pas à déclarer
qu'avec Jésus tout ira bien, mais qu'en Christ se trouve
la réconciliation avec Dieu et le pardon pour de pauvres pécheurs
perdus.
Donc, dans notre évangélisation, ayons le courage de mettre
le doigt sur des péchés spécifiques au moyen de la
loi de Dieu. Certes, nous ne lisons pas dans les cœurs comme le Seigneur,
alors restons tout de même prudents afin de ne pas mettre de fausse
pression sur le pécheur, mais n'escamotons pas cette étape.
3. L'appel (v.21b)
Une fois que le jeune homme est convaincu de culpabilité, Jésus
l'appelle à entreprendre deux actions qui forment les deux aspects
de toute conversion authentique.
a) Il lui demande de vendre
tout ce qu'il a afin de le distribuer aux pauvres. Pour un homme riche
attaché à ses biens, c'est à la repentance
que Jésus l'appelle par cet acte. C'est reconnaître
que son affection mal placée est un péché et s'en
détourner avec horreur.
Ce que Jésus exige de cet homme n'est pas simplement une
repentance verbale, mais un changement radical de comportement dans les
domaines où le péché est reconnu. D'avare
qu'il était, Jésus appelle cet homme à devenir généreux.
Quelle transformation !
Jésus nous montre par là qu'il est impossible de devenir
chrétien et de continuer à vivre comme auparavant.
La repentance authentique implique toujours un changement
de comportement et un rejet délibéré du péché.
Les théories selon lesquelles il est possible d'accepter Jésus
comme Sauveur dans un premier temps, puis comme Seigneur beaucoup plus
tard, sont contredites par ce passage, car la repentance authentique implique
toujours une soumission à la seigneurie du Christ.
b) Ensuite
Jésus lui dit : « Viens et suis-moi. » C'est un appel
à la foi. Jésus lui demande de se confier en lui et non
plus en ses richesses. Il l'appelle à se placer sous son autorité
dès cette vie présente. C'est un appel exigeant qui ne consiste
pas à « laisser entrer Jésus dans son cœur »,
mais à se soumettre et à le suivre en tant que disciple.
À reconnaître qu'il est le seul à donner un sens à
la vie.
Quelle leçon ! Jésus ne présente pas la vie chrétienne
comme un chemin facile, mais plutôt comme une vie de renoncement,
d'incompréhension et de persécution à sa suite (Jean
15.18-21).
IV. La réponse de l'homme (v.22)
Un tel message n'est pas attirant pour l'homme irrégénéré,
puisqu'il nous est dit que le jeune homme « s'assombrit à
ces paroles et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. »
Nous ne savons pas ce qu'il advint de lui par la suite. Est-il revenu
vers le Seigneur plus tard ? Nous l'ignorons. À première
vue nous aurions tendance à dire que cette rencontre avec Jésus
ne lui a fait aucun bien, puisqu'il semble être en plus mauvais
état à son départ qu'à son arrivée.
Il était enthousiaste et le voilà abattu.
Pourtant, si nous considérons la chose avec un regard spirituel,
nous pouvons dire qu'il est plus proche du royaume de Dieu maintenant
qu'il ne l'était auparavant. Car il est conscient de sa culpabilité
devant Dieu. Et lorsqu'un homme est conscient de son péché,
il est plus proche du royaume de Dieu que lorsqu'il se croit juste.
Et notez bien que notre Seigneur, qui est si prompt à soulager
la douleur des hommes en général, ne court pas après
ce jeune homme pour tenter de le consoler ou pour négocier avec
lui une entrée facilitée dans le royaume. Il ne nuance pas
ses propos après avoir constaté leur effet sur son interlocuteur.
Mais il se contente de tirer une leçon générale pour
ses disciples à partir de ce cas particulier.
V. La leçon divine (v.23-27)
Jésus, qui prépare ses disciples à leur futur ministère,
leur montre qu'ils auront des déceptions s'ils prêchent
fidèlement l'Evangile. Ils verront des gens prometteurs et enthousiastes
s'en aller tout tristes, préférant leur péché
à l'amour de Dieu. D'autres s'éloigneront sous une
conviction de péché, car ils auront besoin de temps avant
d'accepter l'Evangile.
Au moyen d'une illustration surprenante - celle du chameau et
du trou d'aiguille - Jésus veut graver dans notre esprit
une leçon importante par rapport à l'évangélisation.
C'est que le salut est une œuvre impossible aux hommes. Ce qu'il
dit du riche ici est valable pour tous les hommes. Il aurait tout aussi
bien pu dire : « Il est plus facile à un chameau de passer
par le trou d'une aiguille qu'à un orgueilleux, un colérique,
un vicieux, un voleur, un médisant… d'entrer dans le royaume
de Dieu. »
IMPOSSIBLE, telle est la leçon divine que Jésus veut nous
transmettre. Comme il était impossible au jeune homme qui nous
paraissait si prometteur de se sauver, de même il est impossible
à tout homme de se sauver par lui-même.
Si nous ne voulons pas avoir une mauvaise perspective dans notre évangélisation,
nous devons constamment nous rappeler cette vérité. Nous
sommes appelés à une mission IMPOSSIBLE à vue humaine.
Il est IMPOSSIBLE au prédicateur de sauver ceux qui l'écoutent.
Il est IMPOSSIBLE à ses auditeurs de répondre à son
appel, parce qu'ils sont morts dans leurs péchés. Et s'il
y a de l'espoir dans cette mission impossible, c'est parce que notre confiance
ne repose pas sur nous, mais sur Dieu auquel tout est possible (v.27).
Toutefois, notez bien que Jésus n'interdit pas à cet homme
de venir au salut. Son message est simple, direct et engageant. Il ne
cherche pas à lui voiler la vérité, bien au contraire.
Il lui montre son péché avec compassion. Il l'invite avec
amour et insistance. Ainsi, si cet homme ne vient pas au salut, ce n'est
pas par une cause extérieure qui le maintient loin de Dieu, mais
en raison de la méchanceté et de l'avarice de son cœur
qui l'empêchent de répondre à cet appel. Son intelligence
est pervertie, ses sentiments sont faussés et sa volonté
est asservie à sa nature pécheresse. Dans cet état,
il est incapable de voir la gloire de l'Evangile qui lui est présenté.
Pour venir au salut, entrer dans le royaume de Dieu, il a besoin que
Dieu lui accorde la foi véritable et une nature nouvelle, une nature
qui lui permette ensuite de voir la réalité spirituelle
telle que Dieu la voit. Et cela nul homme ne peut le fabriquer (Jean 3.3-8).
C'est pourquoi, nous dépendons totalement de Dieu pour les résultats
de notre évangélisation.
Conclusion
Cet enseignement du Seigneur doit avoir des conséquences pratiques
sur notre évangélisation.
- Il nous rappelle que nous devons aimer les incroyants. Les aimer
à un tel point que nous serons prêts à leur dire
la vérité sur leur état spirituel aux yeux de Dieu.
À nous servir des attributs de Dieu, de sa loi, afin de les amener
à une conviction de péché authentique.
- Il nous conduit à nous méfier des « méthodes
» qui présentent un Évangile facile et dont les
résultats reposent sur les capacités humaines. Un tel
Évangile n'est pas l'Évangile biblique qui est exigeant
et réclame un engagement définitif de l'être tout
entier au service du Seigneur.
- Il nous incite à accompagner notre proclamation de l'Evangile
d'abondantes prières, car c'est sur Dieu que nous comptons pour
voir des fruits à notre travail. Car lui seul est capable de
ramener des morts spirituels à la vie. À lui seul soit
toute la gloire.
Notes
1 Pour ceux qui voudraient prolonger la réflexion, vous
pouvez vous référer au livre de Walter Chantry, Le Maître à l'œuvre, Europresse,
Chalon-sur-Saône, 1991.
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