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Confidence d’un miraculéDe la Roumanie aux urgences en Suisse, pour une 7e opérationAkim HADORN
Je m’appelle Akim Hadorn, j’ai bientôt 21 ans et j’habite Corgémont dans le Jura bernois, en Suisse. Ébéniste de formation et titulaire d’une maturité professionnelle santé/social, je me prépare à suivre un stage d’éducateur spécialisé. J’ai à cœur de témoigner autour de moi de mon expérience avec Dieu, dans l’espoir que ceux que je rencontrerai découvrent à leur tour combien leur vie est précieuse aux yeux de leur Créateur. Mon histoire est assez insolite. À l’occasion du mariage d’un ami, en Roumanie, j’ai participé à un plantureux banquet après la cérémonie. Tout allait bien ! Après le repas, j’ai commencé à souffrir de l’estomac. Cette nuit-là, j’ai très mal dormi et mes douleurs empiraient. Le lendemain, plié en deux, seul, j’ai pris l’avion pour la Suisse et me suis retrouvé à l’hôpital de Beaumont, à Bienne. Après plusieurs contrôles médicaux, la décision de m’opérer d’urgence a été prise. C’était le 26 mars 2007 ! Or, à cette date, j’aurais dû me rendre à Manosque avec ma classe, pour un voyage d’études. Au lieu de cette escapade, je subissais examen sur examen à cause d’une occlusion intestinale, et le « supplice » de la sonde gastrique récalcitrante. J’en pleurais de douleur. Il fallut m’opérer. Suivirent trois jours et trois nuits très pénibles, accompagnés de fortes quintes de toux. Diverses complications s’ensuivirent durant les 5 semaines passées dans cet hôpital. Faut-il le préciser ? Depuis ma naissance, j’avais préalablement été opéré 3 fois des intestins et 3 fois de l’aorte. Je me considère donc comme un rescapé, un miraculé, sauvé de la mort par Celui en qui je crois : Jésus-Christ ! Durant tout ce temps d’hospitalisation, une question me taraudait l’esprit: pourquoi fallait-il souffrir à un tel point ? Et tant d’incompréhension de la part des médecins, la cicatrice qui ne se fermait pas bien à cause de la toux, les appareils médicaux désagréables, les médicaments peu efficaces, et j’en passe ! Une réponse m’a été apportée au cours de ma lecture de la Bible :
Je comprenais que Dieu permettait cette épreuve pour que ses plans divins s’accomplissent, et ses plans contribuaient à ma paix, non à mon malheur. La plupart de mes amis n’éprouvaient que peu de souffrances physiques, et se portaient bien. Quant à moi, j’étais conscient d’avoir été créé à l’image de Dieu et d’avoir reçu un appel particulier : celui de m’approcher de personnes en difficulté et dans la peine. Dans cette perspective, je trouvais la force de supporter cette épreuve, difficile certes, mais formatrice. Jésus m’entourait de sa compassion. Désormais, je souhaite mettre toute mon existence à son service. Sans lui, je ne peux rien faire pour sa gloire et pour son royaume. Je veux vivre cette vie éternelle, en profiter à chaque instant, je sais qu’elle vaut la peine d’être vécue. Dieu utilise ma souffrance pour me faire grandir et pour me rendre utile aux autres. Il est merveilleux : il n’abandonne jamais un seul de ses enfants ! Plusieurs mois après cet évènement inattendu et difficile à surmonter, c’est ce que j’ai retenu de cette expérience. Dieu ne reste pas indifférent, car il souffre avec celui qui souffre, tout comme il est dans la joie avec celui qui est heureux. Je m’appuie sur celui qui est mon roc, ma forteresse, et qui m’aime tel que je suis ! Durant mes jours d’hôpital, j’ai fait la connaissance de Keko, un homme victime d’un accident de voiture. Un autre homme, diabétique, avait dû se faire amputer les jambes et venait de perdre sa femme. J’ai pu leur parler de ma foi en Dieu. Par la suite, j’ai séjourné à Montana pendant
19 jours de réadaptation qui m’ont été bénéfiques.
De retour à la maison 3 semaines avant mes examens finaux de maturité,
il me restait à rattraper toute la matière non étudiée
à cause de mes longues semaines d’hospitalisation. Le 2 juillet,
je suis allé prendre connaissance des résultats de mes examens
: j’avais réussi ma maturité ! Je n’en croyais
pas mes yeux. Merci, Seigneur ! Avec reconnaissance, je conclus par ces
deux versets : « Tout est possible à celui qui croit. » (Marc 9.23) |
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