Bâtir une tour
adapté de J. H. Jones. Launceston, Tasmanie.
Calculer la dépense pour bâtir une tour, c'est manifester
de l'intelligence et de la réflexion. Voilà l'image que
nous propose Jésus dans l'Evangile de Luc, ch. 14, 25-33. La plupart
des hommes sur cette terre font cela: Puis-je commencer ? Irai-je jusqu'au
bout ?
Jésus, en annonçant la Bonne Nouvelle du salut, n'a pas
ménagé ses auditeurs. Il ne leur a pas caché les
conditions: Quiconque ne porte pas sa croix, ne peut être mon
disciple ». C'était dire à ses auditeurs: si vous ne
portez pas votre croix, vous ne pourrez achever de bâtir votre
tour! Vous ne pourrez atteindre ce que je place devant vos yeux: le Royaume
de Dieu, la vie éternelle.
Sa croix ? Cette image est tirée de la coutume de ce temps qui
voulait que les condamnés à mort portassent leur croix,
leur potence sur laquelle ils allaient mourir (voir Mat. 27, 32) .Jésus
montre ainsi que « porter sa croix » est l'équivalent de souffrir
avec lui. Porter sa croix, oui, aller avec LUI jusqu'à la mort,
si toutefois cela vous est demandé...
La vie chrétienne dont il est parlé n'est pas une vie à
« l'eau de rose ». Mais elle vaut la peine d'être vécue,
quoiqu'elle semble parfois être plus difficile que celle de l'homme
du monde. Qu'en a-t-il été de Jésus ? A-t-il eu une
vie facile, exempte de souffrances, de pleurs ? Mais d'autre part, n'a-t-il
pas eu une vie glorieuse ? Il en a, en effet, reçu le témoignage
du Père :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis
toute mon affection ». N'est-il pas glorieux d'entrer en relations intimes
avec le Créateur ? N'est-ce pas une bienfaisante tranquillité
d'esprit que de saisir, de comprendre que la vie a un but, une raison
?
Celui qui s'est repenti de ses fautes, les confessant au nom de Jésus-Christ,
SAIT qu'en retour une transformation a eu lieu au plus profond de son
être ; une réalité. Il apprend que le christianisme
est un fait, une oeuvre de Dieu. Alors, scellé par l'Esprit de
Dieu, il comprend que la vie peut être grande, digne d'être
vécue. Il voit devant lui...
Est-il raisonnable d'annoncer les conditions qui régissent la
vie chrétienne ? Cette vie dont nous parlons en annonçant
le salut éternel ? En voici quelques- unes :
A. S'asseoir pour calculer la dépense.
B. Réfléchir si l'on veut
aller jusqu'au bout.
C. Préférer Jésus à
sa propre famille.
D. Suivre Jésus en annonçant
le salut.
E. Porter sa croix.
Oui, nous croyons qu'il faut en faire mention. Jésus l'a fait.
Il serait malhonnête de ne pas parler des exigences divines. sinon
après la conversion. Il faut poser le problème avec tous
ses détails. Il faut connaître le prix à payer.
« Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui
qui entend la Parole, qui la comprend, et qui porte du fruit, en sorte
qu'un grain en produit cent, un autre soixante et un autre trente ».
« Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute » (Mat.
11, 6).
« Que l'affliction ou la persécution survienne, à cause
de la Parole, il (l'homme qui n'achève pas sa tour) y trouve aussitôt
une occasion de chute » (Mat. 13, 21).
« S'il se retire, mon âme ne prend point plaisir en lui »,
(Héb. 10, 38).
« C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à
affermir votre vocation et votre élection. Ainsi vous ne broncherez
jamais, et l'entrée dans le Royaume éternel de notre Seigneur
et Sauveur Jésus-Christ vous sera largement accordée » (II
Pi. 1, 10-11).
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