Il nous faut sa présence (1)
Michel Perrot
Tu me rempliras de joie par ta présence
Actes 2 : 28
En avons-nous tous fait l'expérience ? Le chemin du chrétien
est parfois si rocailleux si déroutant, semé d'embûches
et d'imprévisibles difficultés, qu'il nous arrive de nous
arrêter, le coeur las et découragé; nous ressentons
au plus profond de nous -mêmes le besoin d'une vraie solution, d'un
authentique remède. Où donc le chercher ? Dans sa Parole,
Dieu est bien clair; Il nous donne non seulement des conseils et nous
exhorte, mais mieux encore: Sa présence.
Car c'est sa présence qui apporte à nos coeurs la joie.
En effet, Jésus déclare: «Je suis le pain de vie, et celui
qui croit en moi n'aura jamais soif » (Jean 6 : 35). Nos coeurs ont une
intense soif de bonheur, ce qui doit être considéré
comme normal. Il est urgent et même nécessaire que ce besoin
soit satisfait, car s'il ne l'est pas, le chrétien cherche la solution
ailleurs, c'est-à-dire dans le monde. Or, Jésus désire
nous rendre heureux à un point tel que nous n'aurons plus aucun
désir de regarder aux misérables plaisirs de la terre; ces
derniers paraîtront alors bien ternes à nos coeurs rassasiés.
Prenons sa Parole au sérieux.
Lorsque Jésus dit: « Jamais soif » (Jean 6 : 35), cela signifie
que les « citernes crevassées » (Jérémie 2 : 13)
ont vraiment perdu tout attrait pour nous. Si ce n'est pas vraiment notre
expérience, il nous faut découvrir, et sans tarder, que
notre cher Sauveur est vraiment lui-même « l'eau vive » et qu'Il
souhaite ardemment nous en faire part.
Certains passages de l'Ecriture deviendraient plus clairs pour nous,
car, avouons-le, nous nous sommes demandé comment Paul et Silas
pouvaient chanter les louanges de Dieu, alors qu'on venait de les battre
de verges, de les jeter en prison, de mettre des chaînes à
leurs pieds... Certes, nous devons reconnaître qu'il faut moins
que cela pour faire descendre notre moral à zéro !
C'est bien simple: Jésus était avec eux dans la prison
de Philippes. Leur joie était si grande qu'ils chantaient, à
la grande surprise des prisonniers qui devaient bien se demander quel
était le secret d'une telle allégresse.
Joie par sa présence.
Vous ne vous demanderez plus, lorsque vous étudierez l'épître
de Paul aux Philippiens, pourquoi l'auteur, alors prisonnier à
Rome, est rempli d'une si grande joie, bien qu'il soit privé de
tout ce qui contribue à faire ordinairement le bonheur de l'homme.
Son secret réside en un mot: « Christ ».
Qu'il me soit permis de m'adresser à ceux qui sont dans la prison
de la maladie ou de telle autre rude épreuve: Votre Sauveur veut
vous accorder la joie de sa présence à tel point que vous
provoquerez l'étonnement de ceux qui vous côtoient. Alors.
s'ils vous interrogent, vous leur direz la source mystérieuse de
votre grande paix,
SA PRESENCE
et vous aurez ainsi une porte ouverte pour exposer un message qui s'appelle
: la Bonne Nouvelle.
* * *
|
|