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SALUT ou PERDITION (1)Parmi les hommes que le créateur a donnés au monde, il y eut les évangélistes des siècles écoulés, qui tous annoncèrent un salut éternel et une punition éternelle. Dieu leur avait accordé une vision, un « charisme » pour toucher les consciences endormies, afin de les rendre attentives à leur sort. A notre connaissance, les adeptes de la doctrine de l'anéantissement de l'homme lors de la mort physique et les tenants d'une restauration universelle n'ont guère été des hommes de réveil.
Notre but est de présenter une étude sur le sort éternel de l'être humain, du point de vue biblique. Nous avons cité dès l'abord ces quelques groupes d'opposants à la pensée d'un jugement et d'une punition intervenant après la mort physique, pour ne pas en reparler; leurs théories ne sont basées que sur des versets isolés de la Parole de Dieu ou sur des idées philosophiques pré-chrétiennes. Car de deux choses l'une:
Adam a été créé et son état général a été désigné comme étant « la vie »: l'homme devint une « âme vivante » (Gen. 2 : 7). Ayant péché, il perdit le plus important de ses privilèges, la vie ; il fut transféré dans un autre état qui n'était plus la vie, mais « la mort ». « Car le jour où tu en mangeras (du fruit défendu). tu devras mourir », est-il écrit dans Gen. 2: 17. Mais bien qu'Adam mourût ce jour-là, il ne cessa pas d'exister ! Comment comprendre cette affirmation ? Quel a été le péché d'Eve ? Et celui d'Adam ? Eve oublia le commandement de Dieu et considéra que le fruit défendu était :
La source la plus redoutable de la tentation est notre être intime. « Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre chair » (Jacq. 1 : 14), ce qui veut dire par ses désirs personnels. Eve a succombé à ce qu'elle désirait, pour satisfaire sa bouche, ses yeux, son désir de connaissance. Ce faisant elle s'est séparée de Dieu - en obéissant à un autre. Elle s'est aussi séparée d'Adam ! Quant à Adam, il eut à choisir. Dieu a créé l'homme libre et doué de volonté Il permet ainsi bien souvent que nous soyons placés devant un choix. Adam constata qu'Eve avait, en effet, fait un choix. Un choix catastrophique ! Choisir maintenant, ou pour Dieu ou pour Eve ! Adam était placé face à ce dilemme. Il choisit d'accompagner Eve dans sa chute. Mais avec Eve. il mourut. Il se sépara de Dieu, et Dieu le considéra dès cette heure-là comme « mort » ; « Tu devras mourir ». « Juifs et Grecs (c'est-à-dire tous les hommes) sont sous l'empire du péché » (Rom. 3 9). Tous les hommes sont considérés comme étant « morts » quant à Dieu. Pour retrouver la vie, l'état de « vie », il faut une nouvelle naissance « A moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jean 3: 3). C'est ainsi que Dieu considère l'homme. « Mort » parce que, ayant obéi à un autre, il appartient à cet Autre. Quant à l'homme, étant séparé de Dieu, il n'a plus accès à « l'arbre de la vie ». Seules, une repentance envers Dieu et la foi au Rédempteur nous permettent d'accéder à la nouvelle naissance pour jouir à nouveau de la communion avec le Créateur. Nous reposons maintenant notre question : a) Cependant, Il ne faut pas attacher trop de poids aux sentiments et aux voeux de l'homme, car il est condamné par sa conscience, et de plus il est prévenu contre l'idée d'une justice rétributive, décidant de son avenir. « Nous sommes des créatures coupables et déjà condamnées; nous ne sommes pas des Juges Impartiaux de notre propre cas nous avons plutôt à saisir et à connaître le jugement de Dieu en cette affaire ». Ces considérations doivent être mentionnées, car d'aucuns s'opposent au jugement éternel du pécheur, mais sont prêts à faire appel aux sentiments de notre nature comme ayant droit à être entendus pour régler cette question. b) L'espoir de l'homme le porte à désirer une justice qu'il n'a pas rencontrée ici-bas. Manifestement quelque chose ne joue pas dans le gouvernement de l'univers. De nombreux hommes pervers provoquent la ruine de leurs semblables et échappent à toute punition. Asaph, au temps du roi David, était troublé par le fait que le méchant vivait dans l'abondance. Toutefois, c'est en considérant la fin ultime de ce dernier, vue dans la perspective divine, qu'Asaph recouvrait sa sérénité : « au moment où j'ai fait attention à la fin de ces gens-là... ils sont détruits en un instant » (Ps 73). Or, si Dieu existe, Il est nécessairement le Dieu d'une infaillible justice. Le principe de son gouvernement doit être : « que chaque transgression et chaque désobéissance reçoivent leur Juste rétribution » (Héb. 2: 2), car si cette règle n'est pas en action, alors Dieu n'existe pas ! Face aux ijustices sociales et autres de notre siècle, on ne peut espérer une explication et une solution qu'au jour où toutes les actions des hommes seront pesées et jugées, où chacun, pour le bien ou le mal qu'il aura fait, recevra la récompense qu'il mérite (I Th. 1: 5-10). c) Notre troisième argument est le fait que la Parole de Dieu enseigne explicitement qu'une existence future attend chacun: « Quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu la parole que Dieu vous a dite : « Je suis le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ». Il n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants » (Mat. 22: 32). Cette réponse de Jésus aux Sadducéens résume l'enseignement de la Bible à ce sujet; l'existence de ces trois hommes des centaines d'années après leur mort physique est impliquée dans ces paroles de Dieu à Moïse: « Je suis le Dieu d'Abraham, etc. ». Vraiment, on peut dire que l'Ecriture est merveilleuse ; elle apporte de riches bénédictions pour la vie présente ; elle en a beaucoup plus encore en réserve pour la vie à venir. L'homme a, selon la Bible (et nous y ajoutons foi), au terme de son passage icibas, un avenir. Lequel ? (A suivre)
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