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Consécration

L’amour du Christ surpasse toute connaissance (Ep. 3 : 19). Il est un océan sans limites, une mer sans fond. Le Seigneur nous dit: « Je t’aime d’un amour éternel » (Jé. 31 : 3). Jésus l’a prouvé, cet amour à nul autre pareil, en se donnant lui-même pour nos péchés sur la croix du Calvaire. Volontairement Il est venu et Il a souffert, Lui, le Juste, pour nous des injustes. Il aurait pu descendre de sa croix, mais Il ne l’a pas fait parce qu’Il nous aimait. Il a bu la coupe amère entièrement; Il est resté jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il puisse s’écrier: « Tout est accompli! ». La croix de Golgotha, c’est le triomphe de l’amour! « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3: 16). Il ne l’a pas épargné, mais l’a livré pour nous tous… afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Oui, en vérité, DIEU EST AMOUR!

Cet amour divin a-t-il vraiment touché nos coeurs ? Avons-nous confessé nos péchés aux pieds de Jésus ? L’avons-nous reçu, Lui, comme notre Sauveur personnel ? Savons-nous que son précieux sang versé pour nous – des coupables – A FAIT LA PAIX et OTÉ TOUTES NOS SOUILLURES ? Pouvons-nous dire avec joie que « nous appartenons au Seigneur » ?

Si nous pouvons répondre affirmativement à ces questions, si nous sommes à Christ, alors nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, ayant été rachetés à grand prix (1 Cor. 6 : 20 et 7 : 23), et à quel prix ! Personne ne peut sonder l’amour du Christ qui s’est donné lui-même en rançon pour tous (I Ti. 2: 6), donc aussi pour vous. Oui, « Il s’est donné lui-même pour nous! » (Tite 2 : 14). Chaque racheté de Christ, en face de la croix de Golgotha, peut s’écrier avec adoration: « Combien mon Sauveur m’aime! ». « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi! » (Ga. 2 : 20). Si cet amour infini et merveilleux a trouvé de l’écho dans notre coeur, nous dirons au Seigneur Jésus, comme autrefois l’apôtre Pierre: « Tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime » (Jn 21 : 27). Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. Si nous sommes étreints par Son amour, nous avons saisi que, par Son sacrifice sanglant à Golgotha et par Sa glorieuse résurrection, Jésus, Celui qui nous aime, s’est acquis tous les droits sur notre coeur, sur notre être tout entier.

La conversion et la consécration au Seigneur devraient être comme des soeurs jumelles, intimément liées l’une à l’autre, inséparables. C’est en tout cas ce qui avait lieu chez des croyants des temps apostoliques. Ainsi ceux de Thessalonique « s’étaient tournés des idoles vers Dieu » (voilà la conversion !) pour servir le Dieu vivant et vrai (voilà la consécration !) et « pour attendre des cieux son Fils » (voilà la bienheureuse espérance !) (I Th. 1 : 9). Ils avaient immédiatement compris qu’ils étaient

s a u v é s   p o u r   s e r v i r .

L’apôtre Paul, faisant allusion à la libéralité des croyants de la Macédoine, était heureux de pouvoir écrire à leur sujet: « Ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur » (2 Co. 8 : 5). Voilà ce qu’est la consécration !

1. Il y a dans ce dernier texte l’affirmation d’un acte bien défini, ayant eu lieu à un moment précis dans la vie de ces croyants. Lorsqu’ils ont été amenés à Jésus-Christ, ils se sont donnés eux-mêmes à Celui qui s’était donné Lui-même pour eux sur le Calvaire. Cet acte de consécration au Seigneur, l’avons-nous accompli ? Sinon, que tardons-nous ? Donnons-nous maintenant, et sans réserve, à Celui qui s’est donné Lui-même pour nous.

2. C’était un acte volontaire, spontané, librement consenti. Ces chrétiens macédoniens s’étaient joyeusement et spontanément livrés eux-mêmes au Seigneur. Aux temps de l’esclavage, quand on vendait des êtres humains comme du bétail, on a pu voir un jour sur un marché, un esclave noir, attendant, en tremblant, le résultat de la surenchère qui allait le séparer, peut-être pour toujours, de sa femme et de ses enfants… Enfin le marteau du crieur public tomba et s’arrêta. Un monsieur s’avança vers l’esclave et lui dit: « Je t’ai acheté » – Oui, massa, fut la réponse soumise. « Je t’ai acheté bien cher! » reprit l’homme blanc (qui était un chrétien authentique). L’esclave ne put que baisser la tête en signe d’assentiment. « Mieux que cela, continua l’acheteur , je t’ai acheté pour t’affranchir: Va, tu es maintenant un homme libre! », lui dit-il en ôtant ses liens. Tombant aux pieds de son libérateur, l’affranchi, éclatant de joie, s’écria: « Massa, je veux être votre esclave pour toujours! ».

Ainsi, devant notre Rédempteur – Jésus-Christ, Celui qui nous a tant aimés et rachetés à si grand prix, Celui qui vit aux siècles des siècles – il convient que nous tombions à ses pieds pour Lui donner la vie qu’Il a affranchie. L’apôtre Paul, autrefois esclave du péché, pouvait se déclarer lui-même avec joie: « esclave (volontaire) de Jésus-Christ ».

3. « Ils se sont donnés eux-mêmes », avons-nous lu au sujet des croyants de la Macédoine. Ce don d’eux-mêmes impliquait tout: leurs corps, leurs biens, leur temps, leurs talents, 1eurs affections, leurs coeurs. C’était la mise en pratique des exhortations que nous trouvons dans la lettre de Paul aux Romains: « Donnez-vous vous-mêmes à Dieu comme étant vivants, de morts que vous étiez » (Ro. 6: 13) et « Je vous exhorte donc, frères, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » (Ro.12 ; 1). La consécration des premiers chrétiens était totale: « Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux » (Ac. 4 : 32). La Bible nous donne par ailleurs d’autres exemples: Une pauvre veuve, qui n’avait que deux petites pièces de monnaie pour toute fortune et qui a tout donné à Dieu (Luc 21 : 1,4). Un jeune garçon qui n’avait que cinq pains d’orge et deux poissons, et qui a tout donné à Jésus (Jn 6 ; 9). Certainement, le Seigneur attend de chacun de Ses rachetés ce don de nous-mêmes impliquant en soi tous les autres dons.

4. « Ils se sont donnés eux-mêmes au Seigneur ». Le mot de Seigneur veut dire: « Maître souverain », Celui à qui nous devons une soumission entière. Si nous avons accepté Jésus-Christ comme notre Sauveur, souvenons-nous qu’il est aussi notre Seigneur, Celui qui est le propriétaire de notre personne, le Maître qui dispose d’un droit absolu et permanent sur nous, par le fait même du rachat qu’Il a opéré. Jésus-Christ est-il notre Seigneur dans toute l’acception de ce terme ?

5. « Ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur ». Et l’apôtre ajoute: « Puis à nous par la volonté de Dieu ». Il faut qu’en toutes choses Christ tienne, Lui, la première place. Quand nous nous consacrons au Seigneur, nous en recevons immédiatement une paix profonde et une réelle bénédiction. Mais il se peut qu’il n’en résulte aucun changement sensible immédiat dans nos circonstances. Nous continuons à poursuivre notre tâche quotidienne comme auparavant, et nous nous demandons si vraiment Dieu a une oeuvre à nous confier. Nous la montrera-t-il enfin ? Nous la fera-t-il trouver ? Puis une porte s’ouvre pour le service, peut-être modeste, de peu d’apparence, mais à mesure que nous accomplissons ce service, nous avons conscience d’un appel de Dieu, si humble soit-il. Nous continuons, et Dieu bénit. La joie du service est en nous et peu à peu nous réalisons avec bonheur que Dieu nous conduit dans l’oeuvre de notre vie. Quand l’amour de Christ nous presse, nous ne vivons plus pour nous-mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous » (2 Co. 5 : 14-15).

Si nous confessons Christ comme notre Sauveur, donnons-nous à Lui aujourd’hui même. Livrons-Lui de bon coeur ce qui Lui appartient de droit, c’est-à-dire :

n o t r e   ê t r e   t o u t   e n t i e r .

Et ensuite confions-nous simplement, paisiblement, jour après jour, en Celui qui est notre Sauveur et notre Seigneur. Il nous conduira, Il nous gardera, Il nous bénira jusqu’à ce qu’Il vienne.

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