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Difficultés des jeunes et propositions de solutionsCharlotte Fuchs
Pour comprendre la problématique de la jeune génération des années 70, il est nécessaire de connaître les modes de pensée qui se sont forgés au cours des 150 dernières années. On peut expliquer et mieux faire face à des réactions telles que la révolte, le sentiment d'insécurité, la fuite dans l'irrationnel, la révolution et la violence, si répandues à l'heure actuelle. Dans la philosophie de l'évolution, qui est apparue juste après le romantisme, l'accent auparavant placé sur la structure personnelle, individuelle et spirituelle, est déplacé sur celle qui est impersonnelle, collective et sociale. Dans les principes de l'évolutionnisme, le philosophe Hegel trouvera un terrain favorable. Sa vision de l'histoire n'était pas linéaire, mais triangulaire: à la thèse s'oppose une antithèse, qui conduit à une synthèse. Marx s'empara de la théorie de Hegel et s'exprima à peu près ainsi: le progrès résulte du changement, et pour qu'il y ait changement, il faut d'abord une situation conflictuelle. Lénine appliqua ces principes à la politique avec l'espoir d'un résultat final, où l'Etat deviendrait une société pacifique, sans classes, qui engloberait la terre entière. Le marxisme-léninisme a les caractéristiques d'une religion, comme le souligne cette phrase: « Le socialisme contient la semence de la perfection ». De cette situation désespérante naquit l'existentialisme. Avant que les circonstances ne le prouvent, Nietzsche avait déjà vu, dans la deuxième moitié optimiste et rationaliste du 19e siècle, qu'une réflexion sur la situation mondiale aboutissait à l'épouvante, et qu'une issue ne pouvait être trouvée qu'à travers l'irrationnel. Soit dit en passant, le christianisme a été influencé par cette façon de penser, comme par celle de la thèse, antithèse-synthèse. Ainsi l'école de Tübinden : thèse: la Bible est vraie dans toutes ses affirmations ; antithèse: la Bible n'est pas scientifiquement vérifiable et ne correspond pas aux faits; synthèse: la Bible est un mythe, reposant sur une façon de penser rationnelle, et a valeur de symbole. De ces conclusions naissent toutes les nuances de la théologie libérale. Nous voyons déjà une distorsion du christianisme dans le saut aveugle vers Dieu de Kierkegaard, qui affirme que Dieu ne peut être connu; ni ne peut être que rencontré; les chrétiens bibliques lui rétorqueront que Dieu, s'i1 existe, peut être connu par l'information qu'en donne la Bible et par la révélation. La philosophie de l'existence est le passage du logique à « l'astrologique », à l'occulte. Le vide doit être comblé par 1e monde invisible. Dieu et le christianisme biblique ne sont pas pris en considération, cependant les réponses sont attendues d'un monde surnaturel. Nous vivons dans cette époque, et la jeunesse en est influencée. Des leaders à forte autorité spirituelle exercent une grande puissance d'attraction, comme par exemple le Coréen Moon et l'Américain « Moïse ». Ces mouvements avaient, surtout à leurs débuts, des ressemblances frappantes avec les principes bibliques. De ces formes camouflées, on passe alors à l'adoration ouverte de Satan. Les mass-media suivent cette tendance et l'influencent, tant par la quantité que par la qualité. Le vide laissé par l'occultisme ne peut être comblé que par le christianisme biblique: ce sera une dure confrontation sur le plan spirituel, dans laquelle le christianisme biblique ne sera reconnu publiquement qu'à la fin, avec le règne du Seigneur Jésus. Comme dans tous les siècles passés, cette reconnaissance se fera toujours d'abord sur une base individuelle, mais représentera un royaume puissant quoique caché. A ces modes de pensée dont nous venons de parler s'oppose le christianisme biblique qui reconnaît Dieu comme auteur de toutes choses, le Dieu immuable, omniscient, omnipotent, omniprésent. Les attributs moraux sont la sainteté, la justice, la bonté, l'amour. Son royaume existe et vient. Dieu est absolu et pose des valeurs absolues. Les hommes ont accès à lui et à son royaume en reconnaissant leur besoin et leur incapacité à se sortir eux-mêmes d'une situation sans issue, et en se tournant vers Dieu, en soumettant leur être entier à la souveraineté de Jésus-Christ, et en acceptant sa mort expiatoire de substitution. Les chrétiens, se réclamant de la Bible, ont la responsabilité de savoir ce qu'ils croient et pourquoi ils croient, et aussi la responsabilité de communiquer ces principes fondamentaux, d'introduire dans d'autres vies la vérité et la stabilité. Nous devons connaître les principes moraux de Dieu et les enseigner. Avant son départ, Jésus ordonna à ses disciples de faire d'autres disciples, de les baptiser et de leur enseigner ce qu'ils avaient appris de lui. A un autre endroit, il prie pour ceux qui croiront en lui par la parole des disciples. Jésus désire que le flot de son message suive sans discontinuer le cours des générations. Pendant sa vie terrestre, Jésus a montré comment former des disciples. Plus tard, Paul aussi a été un modèle quant à sa sollicitude paternelle envers ceux qu'il a introduits dans la vie nouvelle. Les qualités requises pour former des disciples se trouvent dans la vie de Jésus. Il fut un exemple. Les disciples pouvaient voir sa vie ; il était un modèle en sagesse, en maturité, en équilibre, en puissance, et il partageait avec eux la fatigue et les situations décourageantes. Il avait choisi volontairement sa vie sur la terre. Son enseignement était en rapport étroit avec la vie quotidienne. Les transformations et les résultats sont remarquables, la personnalité de Jésus se développe. Les disciples apprennent à se débarrasser de faux modes de pensée, des habitudes néfastes. De vieilles situations de conflit sont réglées, souvent par la capacité de pouvoir pardonner; une guérison profonde de la personnalité a lieu. La personnalité créée par Dieu se développe et s'épanouit. Des qualités telles que la paix, la joie, la douceur, seront reconnues aussi de l'extérieur. |
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