Abonnement     Lettre de nouvelle

Sommaire du n° 57 jan - mar 1981

 



RÉINCARNATION

Faut-il y croire ?

   Dans ces dernières années, de plus en plus nombreux sont ceux qui croient à la réincarnation. Certains même prétendent se souvenir d'évé­nements relatifs à une vie antérieure !

   A cause du grand désarroi dans lequel ils vivent et suite aux décep­tions amères qui sont les leurs, lorsqu'ils abandonnent le christianis­me, les hommes d'aujourd'hui sont avides de révélations nouvelles. Ils cherchent et c'est heureux. Mais dans notre monde occidental, marqué par un christianisme décadent, ils goûtent à toutes sortes de philoso­phies et de prétendues religions nouvelles, et sont facilement fascinés par l'idée de la réincarnation. Rapidement, ils y adhèrent.

   D'où vient cette croyance ? Peut-on y ajouter foi? Faut-il la rejeter comme n'ayant aucun fondement solide ?

   Il est important de savoir que l'idée de la réincarnation nous vient des religions orientales, originaires des Indes. Elle est commune à l'hin­douisme (brahmanisme) et au boudhisme.

   Il est connu que les religions orientales ont une forme de spiritua­lité dont la ferveur fait parfois contraste avec le peu de zèle de ceux qui prennent encore le nom de « chrétiens ». Elles utilisent avec ruse le sentiment naturel religieux qui est dans le coeur de l'homme. Ces reli­gions orientales enseignent un certain nombre de vérités, ou plutôt quelques aspects de la vérité. Mais, n'oublions pas que ce sont des re­ligions qui admettent l'existence de plusieurs dieux (polythéistes) et sont contraires à l'enseignement de Jésus-Christ. La doctrine hindoue se rattache aussi au panthéisme, lequel identifie Dieu au monde, selon quoi Dieu est la somme de tout ce qui existe. Le premier verset de la Bible corrige cette erreur, en faisant la distinction entre le Créateur et la création. Jésus-Christ est venu sur la terre pour faire connaître aux hommes le seul et unique vrai Dieu.

   Toute la théorie des réincarnations est basée sur la notion païenne que l'homme peut parvenir à la félicité éternelle par ses propres efforts. Elle attribue une valeur méritoire à la souffrance et aux épreuves de la vie pour le salut éternel de l'homme.

   D'après l'hindouisme, la terre serait un lieu d'expiation, une sorte de purgatoire. L'âme survit - soi-disant - pour expier les fautes commi­ses dans des existences antérieures ou dans la vie présente. Elle doit vivre et mourir, successivement plusieurs fois, en qualité de plante, d'animal, d'esprit, d'homme, de dieu... Mais, elle ne se souvient ni des existences précédentes, ni des péchés qui les ont souillé.

   L'Hindou se condamne à de terribles pénitences pour n'avoir pas à expier dans une autre vie le péché qu'il vient de commettre. Même sans avoir conscience de péché, il s'impose des mortifications cruelles, afin d'effacer les fautes qu'il pourrait commettre dans l'avenir, et mon­ter ainsi, après la mort, d'une marche dans la hiérarchie humaine. Ce caractère pénal de la vie l'assombrit, le mène au désespoir, vers une existence toute dépersonnalisée. Inversement, celui qui veut continuer à se mal conduire vit dans l'illusion qu'il pourra se racheter dans une vie future. L'idée de la réincarnation n'est-elle pas opposée à celle du christianisme ? La Bible enseigne que l'homme n'a qu'une existence àpasser ici-bas: « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hé. 9 : 27). Cette affirmation de l'Ecri­ture est catégorique. Dans Ro. 6 : 23, nous lisons: « Le salaire du pé­ché, c'est la mort... » et non pas des morts indéfinies ou successives.

   Jésus-Christ a parlé avec autorité, comme personne d'autre ne peut le faire, sur la mort et l'Au-delà. Il a enseigné que l'impie, le pécheur non repentant, se trouve dès sa mort dans un lieu de jugement dont il ne peut s'évader (Luc 16 :19-31). Par contre, les esprits des justes sont auprès du Seigneur et se reposent en attendant le jour glorieux de la résurrection (Luc 23 : 43 ; 2 Co. 5: 6-9 ; I Th. 4:13-18).

   L'idée à la base de la réincarnation est qu'il y a plusieurs chemins qui mènent à Dieu, alors que Jésus a dit: « Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14: 6).

   Il n'y a qu'un seul Dieu et non pas plusieurs dieux, comme l'hindouis­me l'enseigne. Le fait de croire à Brahma, Vichnoun, Rama, Krichna, Boudha, ou à quelque autre « divinité réincarnée » ne sauve personne du jugement devant la face du Créateur.

   « Et je vis les morts, grands et petits, qui se tenaient devant le trô­ne. Des livres furent ouverts. Et les morts furent jugés selon leurs oeu­vres, d'après ce qui était écrit dans ces livres » (Ap. 20 :11-13).

Ass. évang. Ste-Foy
What is Promesses ? Accueil  |  Catalogue  |  Recherche  |  Liens  |  Impressum  |  La Bible