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Sommaire du n° 70 avr - jun 1984

 



Archéoptéryx et évolution


Quelques années avant la Der­nière Guerre mondiale - j'avais alors 17 ans - le célèbre fossile de l'Archéoptéryx représentait l'une des preuves indiscutables du transformisme. Aujourd'hui, cette preuve est catégorique­ment écartée et l'idée du lien qu'elle représentait entre le rep­tile et l'oiseau est rejetée.

Ce brusque changement d'opi­nion de la Science passa presque inaperçu aux yeux du grand public.

En ce qui me concerne, je dois affirmer avoir immédiatement reconnu et dénoncé publique­ment (Universités de Stuttgart et Munich) cette magistrale erreur de la Science. Cela n'impliquait pas la nécessité d'avoir fait des études très poussées: un animal aussi spécifique que l'Archéop­téryx ne pouvait pas être le prédé­cesseur de nos oiseaux.

Les évolutionnistes auraient dû savoir que leur Maître Darwin, lui-même, tenait pour impossible qu'une spécification physiologi­que importante puisse revenir en arrière dans son processus de transformation. Autrement dit, même après des centaines de millions d'années un cheval ne peut devenir grenouille!

La classification des fossiles et des êtres vivants est établie d'après les critères superficiels basés sur la ressemblance. Cela est le résultat du jugement de l'homme, qu'il soit profane ou scientifique.

Exemple: pour la Science les 79 espèces d'hirondelles réparties dans le monde forment une famille. Cette affirmation est erronée. En vérité, leur ressem­blance morphologique est une nécessité biologique qui résulte de la même manière de vivre, de se comporter: autrement dit, une apparition convergente. Si l'hi­rondelle des fenêtres qui niche sous les avant-toits des maisons et l'hirondelle de cheminée qui niche à l'intérieur des maisons, sont parentes, elles devraient donc avoir un ancêtre commun. C'est justement sur ce point-là que notre ignorance est totale.

Si nous ne connaissons pas le rapport généalogique de deux espèces vivant sous le même toit que nous, comment établir ce même rapport généalogique entre des fossiles trouvés aux quatre coins du monde et sépa­rés par des centaines de millions d'années?

Et c'est là que la question cru­ciale de notre système évolutif est posée. Cet exemple, choisi parmi des sujets que chacun peut observer, démontre qu'il n'est pas nécessaire d'être un scientifique pour se trouver devant le problème de la soi-disant "Evolution". Mes recher­ches sur les pigeons domesti­ques ont démontré que cet oiseau, après 3000 ans de domestication par l'homme, retrouve rapidement sa forme pri­mitive, s'il est en liberté. Toutes les prétendues mutations mor­phologiques, sous l'influence de l'homme - donc artificielles - sont effacées par la Nature en un laps de temps très court.


Les fossiles

Les fossiles sont alignés de manière à faire croire au profane qu'ils descendent les uns des autres, alors qu'il n'en est rien. La supposée chaîne évolutive est une image trompeuse parce que les fossiles alignés de cette manière n'ont aucun rapport entre eux.

Si les espèces dérivent d'autres espèces, pourquoi ne rencon­trons-nous pas d'innombrables formes de transition? Pourquoi les espèces sont-elles si bien définies? L'absence des formes intermédiaires, aussi bien parmi les fossiles que parmi les orga­nismes vivants, prouve que la démonstration évolutive par les fossiles est purement imaginaire.


Les mutations

Toutes la théorie de l'évolution est axée sur l'idée selon laquelle des mutations de faible ampli­tude ont déterminé des change­ments entraînant une lente trans­formation d'une forme vivante en une autre. Pourtant, parmi les exemples scientifiques connus, les innombrables "mutations" provoquées chez la Drosophile -la mouche du vinaigre - n'ont jamais produit autre chose que des mouches du vinaigre appar­tenant à la même espèce que leurs ancêtres. Selon mes nom­breuses recherches j'arrive à la conclusion logique que les muta­tions n'ont aucune valeur évolu­tive, mais au contraire qu'elles sont régressives.

La sélection naturelle

Selon les évolutionnistes, les individus les mieux adaptés sur­vivent, les autres meurent. Ce processus s'appelle "sélection naturelle".

Prenons l'exemple de deux espè­ces animales vivant côte à côte et se nourrissant de la même manière: le cheval et la vache ou la girafe et la gazelle. L'on ne peut pas prétendre que la girafe est plus apte que la gazelle à se nourrir du fait que son cou est plus allongé. De même le cheval qui possède des incisives supé­rieures - inexistantes chez la vache - n'est pas plus apte à se nourrir, tous deux ayant le même régime alimentaire.

La "sélection naturelle" ne nous explique pas comment l'accumu­lation progressive de variations insignifiantes peut déterminer l'apparition des structures com­plexes. Il faut qu'une variation soit immédiatement utile à l'indi­vidu pour lui donner plus de chances de survivre que ses congénères.

Pourquoi une forme de vie simple inventerait-elle un organe nou­veau, tel qu'un oeil, sans savoir ce qu'est la vue?

Mes recherches sur la biologie du coucou gris et ses résultats suffisent à eux seuls à mettre en doute l'existence du principe d'une sélection naturelle.


La genèse

La genèse, telle que les évolu­tionnistes la conçoivent, est une absurdité! La théorie de l'évolu­tion veut que la première parti­cule vivante sur terre surgit par ses propres moyens à partir de la matière inanimée, donc d'élé­ments chimiques. En réalité, il est inconcevable qu'un groupe de substance tendant toutes à un état de stabilité puisse produire l'instabilité chimique perma­nente qui caractérise la matière animée. Un composé organique ne peut se former en l'absence de la vie.
Nous supposons qu'une coïnci­dence chimique a créé une cel­lule quelque part sur le globe. Dans notre historique imaginaire l'impossible devient réalité: une cellule se déplace par ses pro­pres moyens. Est-ce le commen­cement de la vie sur terre? Non, parce qu'il manque à cette cellule l'essentiel : la faculté de la repro­duction qui est la nécessité fon­damentale pour la survie! L'ap­parition de la vie doit être accom­pagnée de la possibilité de la reproduction bien définie pour chaque espèce. Mais là, nous touchons le point allergique du problème de l'évolution.
La conservation de la vie par reproduction présume un esprit qui stimule les fonctions de cet être nouveau. De plus, elle serait une intervention d'une force exté­rieure directrice et organisatrice qui aurait dans son essence l'idée d'une Création générale: une pensée que l'évolutionniste doit éviter à tout prix !

Malgré les efforts déployés par certains évolutionnistes pour nous persuader de la filiation des grands groupes aviens, l'origine et la genèse des espèces restent en réalité enveloppées de ténèbres.

On a reproché aux théologiens de s'appuyer sur le mythe et même sur le miracle. La science moderne a créé une mythologie nouvelle, en présumant que ce qu'un long effort ne pouvait pro­duire aujourd'hui dans la Nature et dans nos laboratoires se serait produit à la genèse du monde.


Une génération spontanée de la
vie, dépourvue de la faculté de se
reproduire est une supercherie
digne de notre temps.

Etudes sur la biologie du coucou gris (Cuculus canorus)
Résultats inattendus

Pendant trois ans je me mis à étudier systématiquement la bio­logie du coucou gris, dans la Nature. Les indications trouvées dans la littérature me laissaient sur ma faim. Aujourd'hui, chacun sait que le coucou est un parasite pour les autres oiseaux et qu'il dépose ses oeufs dans leur nid. Comment cela se passe dans la pratique est une chose moins connue. Le coucou a la grosseur d'un pigeon et ses oeufs la gran­deur de ceux des moineaux.

Introduire ses oeufs dans le nid des autres, voilà qui paraît com­pliqué! Là-dessus, on sait peu de choses.

Le plus mystérieux est la ressem­blance de la couleur des oeufs du coucou avec celle des oeufs du nid parasité. D'ailleurs le parasi­tisme se retrouve chez beaucoup d'autres oiseaux sous des for­mes différentes.

Je dois souligner que mes étu­des sur la biologie du coucou n'ont pas commencé dans le but d'apporter une preuve contraire au darwinisme. Toute vie dans la Nature est trop passionnante, son étude trop absorbante pour nous laisser le temps de corriger les erreurs humaines.

Le résultat final appartient à l'une des découvertes les plus intéres­santes de ma carrière d'ornithologue.

Pourquoi la biologie du coucou fut-elle le cheval de bataille de Darwin? Parce qu'il prétendait que la ressemblance des oeufs du coucou avec ceux du nid para­sité s'expliquait simplement par le processus de la Sélection naturelle. Elle aurait atteint ce point de ressemblance totale après des millions d'années, du fait du rejet continuel des oeufs du coucou par les autres oiseaux, jusqu'à ce que ces oeufs soient parfaitement identiques aux leurs.

Il faut savoir que l'on trouve des oeufs du coucou dans les nids de passereaux, de préférence ceux des bergeronnettes grises, des troglodytes, des bruants jaunes, etc. Toutes ces espèces d'oi­seaux pondent des oeufs de diffé­rentes grosseurs et couleurs. Cela implique l'idée du processus de sélection, qui veut, qu'au cours de millions d'années une ressemblance parfaite soit appa­rue entre les oeufs du coucou et ceux des autres oiseaux. Com­ment la femelle du coucou aurait-elle pu pondre des oeufs de diffé­rentes grosseurs et couleurs?

Lorsque l'oeuf se forme dans le corps de l'oiseau, il est blanc. Il se colore juste avant d'être pondu. Cette petite "imprimerie", dont le mécanisme ne peut être imité par l'homme, possède un système offset qui imprime l'oeuf de différents dessins et couleurs, adapté à n'importe quelle espèce d'oiseaux. Même pour les oiseaux qui pondent des oeufs blancs, une finition est apportée.

Libre cours est donné à la fantai­sie des formes, des couleurs et des dessins. Des impressions les plus fines, comme faites à la plume, jusqu'à celles criardes, aiguës des rouges et des bleus intenses, toutes les nuances sont représentées. Chez certai­nes espèces, la coquille de l'oeuf est épaisse de plusieurs millimè­tres. Son aspect extérieur donne l'impression d'un émail si brillant que l'on croirait l'oeuf en porcelaine.

La femelle du coucou ne peut posséder, organiquement par­lant, deux "imprimeries" différen­tes. Si une ressemblance aussi spectaculaire existe avec les oeufs des parents adoptifs, c'est donc que la femelle coucou pos­sède le même système d'impres­sion que la femelle passereau dans le nid de laquelle elle dépose son oeuf. Comment une telle curiosité est-elle possible?

Je concentrai mes observations sur le fait de savoir jusqu'à quel point les parents adoptifs s'aper­çoivent de la supercherie. Sur le terrain choisi pour mes études, il y avait plusieurs femelles de cou­cou et trois mâles. Je me vis donc dans l'obligation de recher­cher, autant que possible, tous les nids de passereaux de cette région. Sept espèces d'oiseaux avaient reçu la visite du coucou. J'entrepris le contrôle de plu­sieurs espèces dont quatre nids de bruants jaunes qui furent systématiquement suivis. La pre­mière année déjà, je remarquai une indifférence totale de la part des bruants jaunes parasités: l'oeuf de coucou contenu dans leur nid ne paraissait pas les gêner. Les quatre coucous furent élevés par les bruants jaunes, chacun dans son nid respectif. Le nid de cet oiseau est construit en coupe ouverte, à faible dis­tance du sol et il aurait été facile aux bruants de jeter l'oeuf de cou­cou au dehors. Dans ces quatre cas précis, les oeufs du coucou ressemblaient de manière frap­pante à ceux des bruants.

La deuxième année, je me suis permis quelques "essais" sur mes bruants. Deux nids conte­naient à nouveau un oeuf de coucou.

Durant l'hiver, j'avais préparé avec soin des oeufs factices, aussi dissemblables que possi­ble. Ma collection avait toutes les couleurs: rouge, bleu, jaune, vert, blanc et noir. Certains étaient brillants comme de la por­celaine, d'autres mats, certains même poreux. Je répartis donc ces objets dans les nids des bruants. A ma grande surprise, ils ne rejetèrent pas l'oeuf factice, qui fut "couvé" comme les autres, les vrais. Aucun dérange­ment ne fut noté. Dans un nid, un coucou fut élevé, dans l'autre un coucou et quatre jeunes bruants jaunes. C'est un cas assez rare. Après cinq jours déjà, le jeune coucou était tellement plus gros que ses petits frères que je déci­dai de le prendre chez moi afin d'éviter la perte de la couvée. Après deux mois de nourrissage, je lui redonnai la liberté.

D'après les expériences faites sur le bruant jaune, point n'est besoin à la femelle du coucou d'avoir des oeufs de couleur et de forme semblables à ceux de ces oiseaux. Le mystère de la petite "imprimerie", dont j'ai déjà parlé, reste complet dans ce cas quant à la sélection évolutive, elle reste infondée.

Ainsi, des études biologiques intensives peuvent modifier des circonstances: ce qui était la preuve d'une hypothèse n'en est plus une, parce que fondée sur un point de vue superficiel. Cela peut mener très loin dans l'erreur.

Darwin, lui-même, à la fin de sa vie, était devenu sceptique: l'âge supposé de la Terre était-il suffi­samment grand pour permettre la transformation des millions d'espèces vivantes selon un pro­cessus évolutif ?


Tiré du livre "Insolite" de Jean
Taubenberg-Savoy, ornithologue,
Editions Tasa, Case postale 20,
CH-1852 Roche,

avec autorisation (voir Chronique des livres)

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