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Notes sur L'EPITRE aux HEBREUXJean CHOPARD
HEBREUX 13 - L'AMOUR VECUCe dernier chapitre conclut et couronne une admirable lettre d'une admirable manière. Grands hommes et institutions de l'AT ont défilé sous nos yeux avec, en surimpression, la personne du Christ, préfiguré dans les types de l'AT, défiguré par les souffrances qu'il a subies pour nous et, maintenant, transfiguré dans son élévation suprême à la droite de Dieu où il tient, pour toujours, ce rôle de grand souverain sacrificateur (Héb 4.14), qui assure notre relation avec Dieu pour l'éternité. Héb 11 a montré la foi dans la vie ; Héb 12 nous apprend la vie dans l'espérance; Héb 13 nous propose l'amour vécu (comme un autre ch. 13: 1Cor 13 !). La foi, l'espérance et l'amour, ces 3 choses qui demeurent (1 Cor 13.13), placées en complément des rappels de l'œuvre de Christ, en confirment le caractère suffisant et définitif. L'épître se termine en apothéose sur le sujet de l'amour, la plus grande des 3 choses qui demeurent; elle est digne de figurer parmi les livres essentiels du NT. 1. Heb 13.1-17: l'amour, nouvelle règle de vie1.1. En pratique (v.l-7)Le premier verset fait écho à un vœu du Seigneur ressuscité, au sujet du disciple de l'amour (Jean 21.22). Il s'agira ici de l'amour fraternel, entre croyants. Les exhortations sont présentées, chaque fois appuyées par un motif; ce procédé didactique de la douceur persuasive d'exhortation n'est-il pas signé Barnabas (Act 4.36)? L'amour doit se vivre pour s'affirmer (1Jean 3.18: Mat 25.35-36). a) L'hospitalité (v.2) b) Les prisonniers (v3) c) Les maltraités (v.3) d) Le mariage (v.4) e) L'avarice (v.5) f) L'exemple des conducteurs spirituels (v. 7) 1.2. En doctrine (v.8-17) a) L'enseignement nécessaire b) La grâce suffisante (v.9-14) Le cœur, siège des affections et distributeur de vie, doit se nourrir de la grâce (2 Cor 12.9). Les nourritures solides, réservées aux hommes mûrs dans la foi (Héb 5.12), ne sont pas directement génératrices d'amour; rien ne porte autant à faire miséricorde que de se considérer soi-même comme l'objet de la grâce de Dieu. Notre autel (v. 10), c'est la croix. Les adeptes de l'ancien culte n'y ont point part. Comme les corps des animaux sacrifiés le grand jour des expiations (Lév 16.27), Jésus a souffert hors des portes de Jérusalem. Mais son sang apporté au ciel même (Héb 9.12) nous en ouvre l'accès et nous appelle à sortir vers lui, hors de tout camp (ou clan) religieux sans lui. Notre but n'est pas de demeurer dans un lieu (Jérusalem) ou dans un système (le judaïsme), mais de tendre vers la cité céleste, déjà entrevue par Abraham (Héb 11.15-16). c) Les sacrifices agréables à Dieu (v.15-17) 2. Hébreux 13.18-25: vœux et salutations2.1. Vœux (v.18-21)Le serviteur de Dieu s'attend aux prières et croit à leur efficacité (v.18-19). Ici, pour la première fois, l'auteur parle de lui-même! La bénédiction de Dieu rappelle ce qu'il a fait pour nous et ce qu'il veut faire en nous (v.20.21). 2.2. Salutations (v.22-25)Elles concluent une brève (!) parole d'exhortation (= une somme de doctrine pour nous) par un vœu, qui est aussi le nôtre: Jean CHOPARD
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