Edito
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Ambassadeurs pour Christ

QUAND j’étais enfant (il n’y a pas si longtemps il me semble!), la perspective de l’an 2000 était si lointaine qu’elle en était même improbable: le Seigneur Jésus ayant promis de revenir, il serait sûrement revenu avant la fin du deuxième millénaire! Et maintenant, cette fin du millénaire est à nos portes, le troisième millénaire ne commençant que le 1er janvier 2001. Et encore, tout cela est à relativiser, car comme chacun le sait, Denys le Petit s’est trompé lorsqu’il a essayé de déterminer l’année de naissance de Jésus-Christ, naissance qui a eu lieu quatre ou cinq ans avant notre ère, de sorte qu’il y a déjà plusieurs années que nous sommes dans le troisième millénaire.

On peut alors se demander pourquoi tout ce tapage (médiatique et autre) autour d’un changement de date qui a lieu d’ailleurs une fois par an et qui n’est que convention.

Il me semble que l’homme contemporain ressent une sorte de fascination devant ces nombres «ronds» terminés par trois zéros: un mélange d’angoisse et d’espérance lié à la double perspective de la fin et du renouveau. Peut-être vivons-nous chaque changement de date important comme la fin inéluctable de ce qui n’appartiendra bientôt plus qu’au souvenir, mais aussi comme le renouveau possible de ce qui a marqué nos vies jusqu’à présent ?

Le passé sera encore plus le passé quand le deuxième millénaire aura fermé ses portes sur lui, et la perspective de marquer 00, puis 01, 02, etc. sur nos calendriers augure pour nous de nouveaux jours, une nouvelle espérance: tout sera meilleur, plus facile, ou alors une angoisse irraisonnée: que nous réserve cet avenir qui semble d’autant plus vaste qu’il commence plus tôt dans l’échelle des nombres?

Je ne dispose pas de moyens d’analyse suffisants pour affirmer que c’est ce double jeu de l’angoisse et de l’espérance qui modèle nos pensées et nos attitudes en cette période charnière, mais je le ressens très intuitivement et aussi très fortement.

Il est devenu presque trivial de citer la fameuse phrase d’André Malraux (souvent déformée): «Le vingt-et-unième siècle sera spirituel ou ne sera pas.» Et pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit. L’angoisse et l’espérance relèvent toutes deux du domaine spirituel, et il suffit d’observer même superficiellement le monde autour de nous pour constater que le matérialisme triomphant du début du vingtième siècle n’est plus qu’un souvenir. L’homme n’a jamais eu autant de biens matériels et technologiques, …et autant de vide à l’intérieur de lui-même. L’illusion du bonheur par la science, la technique ou le bien-être matériel s’étant dissipée, il ne reste que le trou noir d’une vie sans raison d’être.

Face à cette situation de nos contemporains, nous sommes les porteurs d’un message qui a plus de deux mille ans et qui n’a lien perdu de son actualité: Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu ‘il ait la vie éternelle (Jean 3.16).

Nous sommes appelés par le Seigneur à être des ambassadeurs pour Christ, annonçant la réconciliation du monde avec Dieu par l’œuvre de Jésus-Christ (2 Cor 5.19-21). Quel formidable remède à l’angoisse, et quel merveilleux contenu pour l’espérance! Nous sommes les porteurs d’un message unique qui répond à ce double besoin de nos contemporains. Grand privilège, mais aussi lourde responsabilité !

Nous ne pouvons assumer cette responsabilité si nous ne nous appuyons pas fermement sur la vérité de l’inspiration et l’autorité de la Parole de Dieu, ce que Frarik Horton nous rappelle dans son étude. Mais il nous faut aussi nous souvenir de ce que le Seigneur a fait pour nous, et Bernard Cousyn nous met en garde contre l’oubli et ses conséquences.

Les aspirations spirituelles de nos contemporains prennent souvent la forme d’un « retour à la nature », ce que Paul Ranc démasque dans son article sur l’idole de l’homme romantique.

Enfin, nous vous invitons à la lecture de « Calvin et la France », afin de tirer du passé des leçons pour l’avenir, et nous partageons avec vous le témoignage d’une sœur qui désire rester anonyme mais que nous connaissons bien: La vie ne prend son sens que dans la rencontre avec Dieu.

Cette année 2000 dans laquelle nous entrons ne se terminera peut-être pas sans voir le Retour du Seigneur, mais en l’attendant, tenons ferme notre espérance et soyons de bons ambassadeurs, intendants de la grâce si variée de Dieu (1 Pi 4.10).

Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi. pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! (Romains 15.13).

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