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Création, biologie et loi divine

Thèses sur les fondements du bien biologique et politique

I. Ni l’homme, ni la société, ni l’univers lui-même ne détiennent en eux-mêmes leur propre finalité, leur propre raison d’être. Toutes les créatures que contient notre univers sont contingentes et limitées; leur finalité et leur raison d’être se trouvent dans le Dieu créateur. Il est leur origine et leur fin et c’est en Lui qu’ils ont le mouvement, l’existence et l’être.

II. Le cadre dans lequel se trouve le bonheur des hommes, le bien de la société et l’équilibre de la nature a été fixé par le Créateur de toutes choses.

III. Ce cadre qui est celui de la création elle-même nous est connu par la Révéla­tion de Dieu, la Bible. Les normes morales, sociales et politiques contenues dans les saintes Ecritures, dans la Loi divine, ont été données par le Créateur pour que l’homme, la société qu’il forme avec ses semblables, ainsi que la nature entière sur laquelle il doit exercer sa domination, puissent exister dans l’ordre harmonieux voulu pour eux par le Créateur.

La juste compréhension de la Loi biblique et son application appropriée à nos circonstances présentes requiert, outre l’usage correct de notre raison, le secours du Saint Esprit.

IV. De ces considérations il s’ensuit que les limites des actions des hommes dans tous les domaines, y compris son action politique et biologique, sont fixées dans le cadre précis défini par ces commandements. Dieu a révélé sa Loi aux hommes afin qu’en l’appliquant à tous les domaines ils puissent avoir une influence bénéfique sur la création. C’est dans le retour à Dieu par une repentance véritable et dans la foi à l’expiation rédemptrice de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, que nous pourrons à nouveau observer cette bonne Loi avec le secours du Saint Esprit. Son application aux problèmes apparemment insolubles de notre temps pourrait nous permettre de trouver des issues heureuses et raisonnables à toutes les impasses dans lesquelles nous nous sommes fourvoyés en nous dressant contre notre Créateur et en méprisant orgueilleusement ses plans pour la création. Toute action politique, législative ou scientifique qui voudra ignorer ou s’opposer à cette Loi porteuse de santé physique, sociale et politique ne pourra qu’aggraver les difficultés dans lesquelles nous nous débattons aujourd’hui.

V. Il s’ensuit nécessairement que toute l’action, tant du législateur politique que du chercheur scientifique en vue du bien des hommes et de la nature doit obligatoirement se limiter aux prescriptions de cette Loi divine et créationnelle bienfaisante.

VI. Les saintes Ecritures nous rappellent l’existence de divers ordres dans la création. Ces distinctions sont exactement corroborées par les grandes divisions qu’opère la recherche scientifique dans son étude de l’univers – ordres qu’il est indispensable de respecter si nous désirons que notre action ne soit ni frappé d’impuissance, ni nuisible. Ces ordres sont les suivants:

A) Le monde proprement matériel, celui de la nature inorganique et de ses lois chimiques et physiques.

B) Le monde de la vie biologique organique dont les composants moléculaires sont d’une complexité beaucoup plus grande que ceux de la simple matière.

C) Finalement le domaine de l’homme lui-même, appelé à dominer sur les deux ordres précédents. Ce caractère spécifique de l’homme, marqué par ces traits uniques que sont sa capacité de communion avec Dieu, l’usage de la parole et de la pensée, la conscience et la liberté etc. le situe tout-à-fait à part des autres ordres de la création malgré les fondements bio-chimiques qu’il partage avec le reste de l’univers et de nombreuses ressemblances physiologiques avec le monde animal. La Bible caractérise cette particularité de l’homme constaté par l’observation empirique des sciences en affirmant de lui qu’il a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

VII. Il est ainsi impossible de traiter la nature inanimée de n’importe quelle façon sans encourir les conséquences les plus graves: destruction des sols, déséquilibre de leur composition chimique, pollution chimique et atomique de la terre, de l’eau et de l’air.

De même nous ne pouvons abuser de la vie végétale sans conséquences catastrophiques. Ce qu’on appelle «la mort des forêts» en est une indication manifeste. Pour ce qui concerne les animaux eux-mêmes les conséquences d’abus scientifiques (mauvais traitements et cruauté expérimentale envers les animaux), et commerciaux (élevage en batteries, croissance forcée par l’usage d’hormones, etc.) ne sauraient être sur-estimées. La Loi de Dieu exige de nous le respect de ces créatures. Elles ne sont pas simplement des objets livrées à nos fantaisies même si nous pouvons les utiliser légitimement.

De telles considérations sont bien plus pertinentes encore en ce qui concerne les hommes. L’homme ne doit être traité ni comme un objet. ni comme un légume, ni comme un animal. La pornographie et certaines formes de publicité, par exemple, en font un simple objet. Le refus et de la volonté et de l’intelligence des enfants par certaines formes d’éducation les réduisent quasiment à un niveau végétatif. L’utilisation courante dans les écoles de méthodes d’enseignement basées sur la manipulation des réflexes conditionnés des élèves les réduisent à l’état d’animaux manipulés expérimentalement. Dans les divers ordres de la création la spécificité propre à l’homme est d’être crée à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est en particulier cette ressemblance de tout homme avec le Créateur qui le distingue des animaux.

La Loi de Dieu cherche à protéger les animaux et le monde végétal de la rapacité des hommes; elle condamne ceux qui détruisent la terre; mais elle est bien plus sévère encore pour ceux qui détruisent les hommes: elle exige la destruction de celui qui s’arroge le droit d’assassiner son prochain.

VIII. Bien que l’Ecriture Sainte ne s’adresse pas de manière explicite à la question précise du statut propre au zygote, à l’embryon ou au foetus, son enseignement implicite constant est que l’être vivant qui se trouve en gestation dans le sein d’une mère humaine est une être pleinement humain dès sa fécondation et à tous les stades de son développement. Cet enseignement tiré de l’Ecriture Sainte est pleinement corroboré par les découvertes les plus récentes de la biologie humaine. Dès sa fécondation – avec l’exception de jumeaux identiques qui peuvent parfois se former quelques jours plus tard – le zygote, l’oeuf de la femme fécondé par le sperme masculin, est un être humain à part entière. Toutes les caractéristiques de sa nature biologique propre sont déjà inscrites dans la mémoire de son code génétique. Le développement qui va de l’oeuf fécondé (le zygote), à l’embryon, au foetus, au nouveau-né, au bébé, à l’enfant, à l’adolescent, à l’adulte et pour finir au vieillard, ne connaît aucune interruption. A moins d’une interruption, qui constituerait rien de moins que la mort d’un être humain, le développement que nous venons de décrire en citant les mots qu’utilise la langue française pour parler l’être humain aux différents stades de son développement, se produira immanquablement. La destruction homicide volontaire de cet être à n’importe quel stade de sa croissance constitue un meurtre qui devrait, dans tous les cas, être réprimé par les lois en vigueur pour de tels crimes.

IX. Cette donnée fondamentale de l’unicité du parcours de l’être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort simplifie grandement toutes les questions morales relatives à la manipulation en laboratoire de la vie humaine débutante, ceci tant en ce qui concerne la fivete (fécondation in vitro) que pour les manipulations génétiques proprement dites (remplacement de gènes sur l’ADN). Vu que cet ovule fécondé est un être humain il doit être rigoureusement traité comme tel. Comme l’enfant, l’adolescent, l’adulte ou le vieillard, le zygote, l’embryon et le foetus doivent faire l’objet de la protection normale qu’accordent les lois aux hommes et aux femmes après leur naissance. Il s’ensuit que comme toute expérimentation scientifique est interdite sur des être humains sans considération de leur âge, il en est de même pour cet être humain avant sa naissance. Ainsi est exclue rigoureusement toute expérimentation sur des ovules fécondées, sur des zygotes, sur des embryons ou sur des foetus entrainant des malformations et autres conséquences néfastes, Par ailleurs la science médicale interdit tout traitement qui entraînerait nécessairement la mort du patient. Ainsi est aussi exclue toute thérapie s’adressant à des ovules fécondés, à des zygotes, à des embryons et à des foetus qui entraînerait nécessairement la mort des êtres humains qu’ils sont. En conséquence, est rigoureusement interdite tant la fivete que les diverses manipulations génétiques qui aboutissent toujours à la mort de plusieurs oeufs humains fécondés, c’est-à-dire d’être humains comme vous et moi. Ces pratiques doivent être totalement proscrites car elles entraînent volontairement la mon en laboratoire d’êtres pleinement humains images du Dieu vivant. Notre indifférence face au meurtre scientifique et médical d’un nombre incalculable de ces plus petits de nos frères ne peut qu’entraîner les jugements les plus sévères et les plus fréquents de leur Créateur.

X. Pour conclure, nous devons réclamer que la définition de l’être humain, objet de loi, par notre système juridique, parte, non de la naissance, comme c’est le cas aujourd’hui, mais de sa conception. Une telle. modification de la définition légale de l’être humain objet de loi accorderait sans autre à l’oeuf fécondé, au zygote, à l’embryon et au foetus le même statut légal et la même protection que nos lois accordent à leurs frères et soeurs aînés qui se nomment bébés, enfants, adolescents, adultes et vieillards et cela sans ajouter la moindre loi à nos codes déjà surchargés.

Jean-Marc Berthoud
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