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DIEU NOUS OUVRE LE CHEMIN«Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple
se déchira par le milieu. Jésus s'écria d'une
voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et,
en disant ces paroles, il expira.» Stefan WALDMANN Chaque évangile nous relate un aspect différent de l’œuvre et du sacrifice de notre Seigneur. Dans ce dernier, nous trouvons les termes «grâce» et «miséricorde» beaucoup plus souvent que dans les autres évangiles. Pour Luc, médecin non-juif, la pensée de la grâce pour tous les hommes et de la miséricorde pour les misérables, les pauvres et les malades était capitale. Nous trouvons cela bien illustré dans l’histoire du fils prodigue (Luc 15). Combien l’attente du père est touchante alors que le fils était encore éloigné ! Son cœur vibrait pour lui et, avant même que le fils puisse exprimer ses paroles de repentance, le père, ému de compassion, courut se jeter à son cou et l’embrassa. Cela nous démontre bien l’attitude de notre Dieu alors que nous sommes encore loin ; ce n’est pas que nous devons pas avoir des paroles de repentance, mais Dieu se plait à faire le premier pas pour la réconciliation, pour déverser sa grâce et sa miséricorde, pour nous embrasser très fort contre lui. Dans notre passage aussi (contrairement à Matthieu et Marc),
Dieu n’attend pas, pour ainsi dire, l’expiration de Jésus
sur la croix pour déchirer le voile par le milieu et nous inviter
ainsi à venir dans Sa présence. Dieu est un Dieu de paix
et de communion dans cet évangile. Nous y avons le sacrifice de
Jésus comme un accomplissement du sacrifice de paix de l’Ancien
Testament (Lév 3). Dieu veut manger avec ceux qui s’approchent
de lui, être avec eux, se réjouir avec eux, en un mot avoir
communion. Et qu’y a-il en commun ? N’est-ce pas la beauté et
la perfection de Celui que Dieu nous a donné ?
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