Dossier: Le défi de l'Islam - Témoignage
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La Bible a-t-elle été falsifiée ?

Extrait du livre : « Nés dans une famille chrétienne, mais… Des jeunes témoignent » de David Niederseer & Günter Neumayer, parus le 1er décembre 2014 aux Editions Ourania distribuées par La Maison de la Bible.

David Niederseer & Günter Neumayer

La crédibilité de la Bible

Des preuves irréfutables

Depuis sa parution et, surtout, son adaptation cinématographique, le livre Da Vinci Code a fait fureur. À nouveau, des hommes ont essayé de démolir la forteresse Bible. Puis, le gros de la tempête est passé et, cette fois encore, la Bible demeure, aussi inébranlable que depuis toujours. Elle a fait, à travers les siècles, l’objet de bien des attaques.

Peu après la rédaction et la publication des écrits du Nouveau Testament, des partisans du gnosticisme1 ont tenté, sous un faux nom (par ex. Thomas, Pierre ou Jude), d’introduire parmi les chrétiens des écrits prétendument revêtus d’une autorité apostolique. Bien entendu, dans un premier temps, cela a semé la confusion. Heureusement, les destinataires de ces lettres avaient été avertis par les apôtres Jean, Pierre ou Paul qu’il y aurait ce genre de séductions! Mais ensuite, cette attaque du mensonge contre la vérité a finalement poussé l’Église à arrêter le canon2 du Nouveau Testament. C’était lors des Conciles d’Hippone (393 apr. J.-C.) et de Carthage II (397 apr. J.-C.), même s’il existait déjà des listes de livres canoniques auparavant, notamment celle de Muratori qui, selon les datations, peut remonter à 170 apr. J.-C.

L’attaque qui a suivi a été beaucoup plus subtile! L’Église est devenue une institution humaine, administrée par un clergé, gardien officiel de la vérité. Durant des siècles, on a refusé au peuple l’accès à la Parole de Dieu. Seuls les théologiens avaient le droit de l’étudier et de l’enseigner. Cela va clairement à l’opposé de la manière de faire de Jésus, dont le message s’adressait dès le départ à tous: aux théologiens comme Nicodème (cf. Jean 3.1-21), mais aussi aux gens simples comme la Samaritaine rencontrée au puits (cf. Jean 4.4-42). L’Évangile n’est pas compliqué ! La Bible est un livre qui s’adresse bien plus à notre cœur qu’à notre tête. Mark Twain disait : « La plupart des gens ont des difficultés avec les passages de la Bible qu’ils ne comprennent pas. Pour ma part, je dois avouer que ce sont justement les passages que je comprends qui me troublent. »

Retournons à l’époque obscure du Moyen Âge. Des hommes comme Wycliffe, Tyndale, Luther et quelques autres encore, ont éclairé cette longue période sombre en rendant la Bible accessible au peuple. Ils ont traduit la Parole de Dieu dans leur langue respective et, accessoirement, ont ainsi largement contribué à la standardisation de l’allemand et de l’anglais actuels. Le moment était venu. Le désir des gens de posséder l’Écriture dans leur propre langue était grand, et seule l’invention de l’imprimerie par Gutenberg a permis d’y répondre. Ni la terrible persécution qui a rapidement suivi, ni les événements extrêmement sanglants de la Contre-réforme n’ont pu empêcher cette lecture démocratisée de la Bible. Une nouvelle ère avait commencé.

Si, ensuite, la période des Lumières et sa mise en avant de la raison ont permis d’ouvrir les yeux des gens sur la superstition, sur l’assujettissement de la pensée et sur les idées fausses du Moyen Âge, elle a finalement conduit à tout vouloir expliquer par la raison humaine et par elle seule. On a « jeté le bébé avec l’eau du bain », écarté tout ce qui n’était pas explicable de manière rationnelle. L’intervention surnaturelle de Dieu a ainsi été mise de côté pour des raisons idéologiques, notamment en ce qui concerne la création du monde, la prophétie biblique, les miracles, l’inspiration des Écritures et, surtout, l’incarnation de Dieu en la personne de Jésus-Christ.

Pour toutes ces choses, la théologie moderne, libérale, a trouvé des explications rationnelles : le récit de la création est devenu un mythe réactionnel parmi les nombreux autres qui existent de par le monde. Jésus-Christ, Fils de Dieu, est devenu simplement un Jésus historique, qui n’a jamais vraiment accompli lui-même les guérisons et miracles rapportés dans le Nouveau Testament. On prétend même que les miracles et, surtout, le fait que Jésus confirmait être le Fils de Dieu, avec tout ce que cela implique, ont été ajoutés plus tard dans les Évangiles par des disciples de bonne volonté.

Au xixe siècle circulait la théorie suivante : ce ne sont pas les disciples de Jésus, ceux qui ont été directement témoins des événements, qui nous ont laissé le Nouveau Testament, mais les récits et enseignements du Seigneur nous ont été transmis par des chrétiens des iieet iiiesiècles, qui en ont falsifié le sens en les développant à leur guise et en les teintant de leur propre idéologie.

Cependant, toutes les théories libérales de ce genre (datant essentiellement du xixe siècle) ont été clairement réfutées par les nombreuses découvertes de manuscrits anciens et les travaux de la critique textuelle3 réalisés au xxe siècle. Des milliers de manuscrits et de fragments retrouvés permettent aujourd’hui une reconstitution extrêmement exacte du texte original du Nouveau Testament ! Aucun des passages (peu nombreux du reste) pour lesquels on ne peut se prononcer à 100 % pour l’une ou l’autre variante ne remet en question un enseignement biblique fondamental.

Puis, au milieu du xxe siècle, la découverte des manuscrits de la mer Morte dans les grottes de Qumran a confirmé que l’Ancien Testament nous avait été transmis tout à fait fidèlement. Cette découverte archéologique a permis de remonter à plus de 1000 ans en arrière dans l’histoire de la transmission de l’Ancien Testament, donnant à tous une preuve impressionnante de l’exactitude des textes dont nous disposons aujourd’hui.

Les thèses obscures d’ouvrages tels que le Da Vinci Code, L’énigme de Jésus, La Bible : le code secret et de tant d’autres livres à sensation qui prétendent « percer des mystères » ne trouveraient pas preneur, si les lecteurs étaient mieux informés quant à l’origine de la Bible et à sa transmission jusqu’à nous.

Les textes bibliques comportent une multitude d’éléments historiques qui ont toujours été confirmés par les découvertes archéologiques. C’est essentiel, car s’il s’avérait par exemple avec certitude que le peuple d’Israël n’a jamais vécu en Égypte ou qu’il n’y a jamais eu de déportation à Babylone, la Bible serait considérée comme menteuse ! C’est pour cela que l’archéologie biblique est si importante et si intéressante, et que, ces dernières années, elle suscite de plus en plus l’intérêt d’archéologues pourtant opposés à la Parole de Dieu.

Mais l’argument le plus clair en faveur de la crédibilité des Écritures nous vient de Dieu lui-même. C’est pour ainsi dire son argument par définition. Il s’agit de la prophétie accomplie. Et Dieu met en avant cet argument à plusieurs reprises dans sa Parole.4 De nombreux textes de la Bible annonçaient, à l’époque où ils ont été écrits, des événements à venir. Depuis, des centaines de ces prophéties se sont accomplies à la lettre, notamment celles concernant Jésus-Christ ou le peuple d’Israël. Nous conseillons à ceux que cela intéresse de se pencher sur le livre de Daniel.

Finalement, pour faire l’expérience de la véracité de l’Écriture dans notre propre vie, il n’y a qu’une solution: la lire personnellement. D’ailleurs, et c’est intéressant, Jésus parle lui-même de cette preuve subjective dans l’Évangile de Jean: « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative. » (Jean 7.17) C’est donc en commençant à mettre en pratique ses paroles que nous verrons par nous-mêmes si elles viennent de Dieu ou non. C’est simple !

Voici une petite illustration pour mieux comprendre. Deux enfants se promènent au bord d’un lac gelé. L’un dit à l’autre:

– Viens, on va s’amuser sur la glace !

Et il s’élance sur la surface blanche et lisse. L’autre hésite, sceptique, et répond :

– Mais elle n’est peut-être pas assez solide.

– Viens, tu verras bien qu’elle supporte ton poids ! réplique son copain.

Comment le garçon sceptique saura-t-il si la glace est assez solide pour supporter son poids ? En osant faire le pas et en testant par lui-même.

Il y a des choses qu’on peut saisir et comprendre avec notre raison puis considérer comme justes, mais il y en a d’autres qu’on doit « tester » personnellement pour savoir qu’elles sont vraies, qu’elles sont dignes de confiance pour notre propre vie.

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  1. Partisans d’une idéologie ésotérique de l’Antiquité.
  2. On comprend sous ce terme l’ensemble des livres dont l’inspiration divine a été reconnue et acceptée par les chrétiens. Il n’est pas possible de développer le sujet en détail ici, mais il existe d’excellents ouvrages qui l’abordent de manière plus approfondie.
  3. Science qui étudie la rédaction et les circonstances de rédaction de textes anciens et leur transmission jusqu’à nous. (NdE)
  4. Cf. Deutéronome 18.18-22; Ésaïe 41.21-24; 42.8-9; 43.9-13; 44.6-8,24-28.
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