Dossier: Le chrétien et la politique
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Le jeûne du président Lincoln

D’après Dan Graves

Pendant sa jeunesse, Abraham Lincoln, l’un des présidents américains les plus connus, se moquait des Écritures. Après la mort de son fils préféré, Willie, il a cherché un espoir qui pourrait lui apporter du réconfort. Sa femme Mary et lui ont assisté à des séances de spiritisme mais ils y ont finalement renoncé en réalisant que c’était de la supercherie. Les soucis et les épreuves de la guerre ont rapproché Lincoln de plus en plus de sa Bible.

Beaucoup des messages de Lincoln font allusion à Dieu. Dans une lettre personnelle, il écrit : « Nous espérions que cette terrible guerre s’achèverait plus tôt de façon heureuse ; mais Dieu connaît le meilleur et en a décidé autrement. » Il se voyait de plus en plus comme un instrument de la volonté du Seigneur, aussi impénétrable soit-elle.

Il a ardemment cherché à comprendre pourquoi le Nord continuait à perdre, alors que la cause qu’il défendait — l’abolition de l’esclavage et le maintien de l’union du pays — semblait être la plus défendable. Finalement, dans un message privé, Lincoln a conclu : « Que la volonté de Dieu l’emporte. Les deux côtés ont peut-être tort ; dans la guerre civile actuelle, il est bien possible que l’objectif de Dieu soit bien différent de celui de chaque partie. »

Il y avait autant de péché pour provoquer la colère de Dieu sur l’Union que sur la Confédération esclavagiste. Le 12 août 1861, Lincoln a publié un appel dans les États du Nord à une journée d’humiliation publique, de prières et de jeûne « qui devait être observée par la population des États-Unis avec une gravité religieuse. […] Il est particulièrement approprié que nous reconnaissions la main de Dieu dans ces circonstances terribles et que, dans le souvenir douloureux de nos propres fautes et de nos crimes, en tant que nation et en tant qu’individus, nous nous humiliions devant lui et implorions sa grâce. »

Le jeûne fût observé le 26 septembre 1861. Les combats continuèrent pourtant pendant trois années encore. À la fin, Lincoln lui-même fût assassiné. Il nous reste le témoignage de ses paroles solennelles.

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