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Dossier – Le livre de Job Coronavirus : faut-il chercher un coupable ?

En temps de crise, on cherche toujours un coupable. Lors de la pandémie du COVID-19, on a commencé par pointer du doigt les Chinois qui mangent tout et n’importe quoi. Puis, on a critiqué le système sanitaire des Italiens. Les dirigeants occidentaux ont été accusés tour à tour d’attentisme, puis d’interventionnisme. On a critiqué le voisin pour ses légèretés à l’égard des mesures de confinement, tout en cherchant soi-même à contourner ces mesures lorsqu’elles nous dérangeaient. Certains ont accusé Satan ou les démons.
Mais faut-il vraiment chercher un seul coupable quand il y a mille suspects, voire mille coupables ? Certains ont même accusé Dieu, le seul qui est parfait et juste.
Le livre de Job nous apprend qu’une explication aux malheurs n’est pas toujours possible et qu’elle n’allège en rien les souffrances. Parfois le juste souffre. C’est difficile à accepter et à vivre, mais c’est comme ça. Le livre de Job nous appelle non pas à la critique d’autrui, mais à la réflexion. Job a tout eu : la richesse, la santé, une famille nombreuse, des amis et la considération de tous. Puis il a tout perdu. Les plaintes de Job nous emmènent sur le parcours du souffrant, de la victime innocente dont les interrogations débordent de partout. A la fin du livre, Job retrouve la sérénité lorsqu’il accepte ses limites à tout comprendre et s’en remet à Dieu, qui seul, est juste, bon et tout-puissant. « Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées. » (Job 42.2). C’est dans la confiance à ce Dieu que vient la paix intérieure dans les temps d’adversité.
L’évangile nous permet d’aller encore plus loin que Job, car à la croix, c’est l’amour illimité de Dieu qui s’est exprimé. Jésus pardonne à ceux qui le crucifient et il offre le salut au brigand qui l’implore à son côté. Dans la souffrance, nous n’avons pas besoin de chercher un coupable, mais de trouver le sauveur.

 

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Arnold Daniel
Daniel Arnold a été, pendant de longues années, professeur à l’Institut biblique Emmaüs. Membre du comité de rédaction de Promesses, il est un conférencier apprécié et l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels des commentaires sur des livres bibliques.